MACHINE A VOTER : LONDRES PAS CONTRE

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Londres n’est pas réfractaire à l’utilisation de la machine à voter.  La ministre d’Etat britannique pour l’Afrique l’a signifié ce jour à New-York lors d’une réunion des Ministres des Affaires étrangères en marge de la 73ème session de l’assemblée générale des Nation-Unies.

Au cours de cette réunion, Harriet Baldwin a, en effet, soutenu les recommandations faites dernièrement par la fondation britannique  au terme d’une étude sur la machine à voter effectuée à la demande de la CENI. Pour Mme Harriet Baldwin,  avec la machine à voter ou le bulletin papier, l’organisation des élections en RDC dégage encore des points de préoccupation sur lesquels on devrait se pencher. Elle a évoqué, notamment les besoins logistiques et la situation sécuritaire dans le pays, surtout à l’Est.

L’analyse des experts britanniques de la WFD a été effectuée sur invitation expresse de la CENI et a porté sur les fonctionnalités de la machine à voter et les caractéristiques du matériel et du logiciel qu’elle comporte. Dans leur rapport, ces experts ont formulé quinze (15) recommandations pour atténuer les risques de manipulation et renforcer la confiance en cet outil électoral. Ils avaient recommandé, notamment, la suppression des communications externes, de la carte SIM et du wifi, et proposé que le nombre maximum des bulletins de vote par machine soit limité à 660 pour empêcher un excès de votes.

Réagissant à ces observations et recommandations, la CENI avait noté, d’une part, que 12 d’entre elles avaient déjà été rencontrés et, d’autre part, que « la rigueur de cette étude ne révèle aucune faille technique majeure de la machine ou une déficience du logiciel compromettant irrémédiablement sa crédibilité ou sa fiabilité pour les élections en cours ». Par ailleurs,, la CENI avait estimé que les experts britanniques ont, à travers leur étude, dissipé le doute sur la vraie nature de la machine à voter « en ce qu’ils affirment qu’elle est dotée d’une imprimante thermique  et d’un scanner interne, et consigne simultanément les suffrages exprimés de manière comparable à une machine à voter ».

Dans le même rapport, les experts britanniques avaient estimé que des efforts conjugués de la CENI avec toutes les parties prenantes « permettraient  d’informer et de former les candidats, les électeurs et le public sur l’usage de la machine et sur les dispositions prises pour assurer la transparence, afin de maximiser la confiance dans cet appareil et se conformer aux meilleurs pratiques en la matière sur le plan international.

La ministre britannique en charge des affaires africaines avait séjourné à Kinshasa à la mi-avril dernière. A cette occasion, elle avait longuement échangé avec la direction de la CENI. Au terme de ces échanges, elle avait déclaré avoir été édifiée sur l’évolution positive du processus électoral en République Démocratique du Congo.

JEK

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