WATERLOO POUR L’OPPOSITION AU TRIOMPHAL

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13 partis de l’opposition et leurs leaders ont mobilisé pour un méga meeting samedi dernier à Triomphal. Au finish, 30.000 personnes au total (soit 2.3000 par parti) auront répondu à l’appel pour un message qui n’a rien apporté de plus que les 9 points de la déclaration de Bruxelles, eux-mêmes (les 9 points) tellement frelatés qu’ils n’accrochent plus personne. Au bout du compte, les militants sont repartis plutôt pleins d’interrogations que d’édification, pendant que dans la presse, la médiatisation de ce meeting n’a pas survécu au week-end…

Combien étaient-ils samedi 29 septembre sur le terre-plein du boulevard Triomphal ? La question sur l’affluence des militants aux manifestations publiques accompagnent toujours les débats d’après meeting. Et celui des opposants samedi dernier ne fait pas exception.

 

30.000 militants pour 13 partis politiques

5.000 comme l’avançait l’Inspecteur provincial de la police ? 10.000 ? 20.000 ou 30.000 ? Cette fois-ci en tous cas, les commentaires se sont faits moins virulents aussi bien à l’initiative des médias que du côté des organisateurs. Un fait est, cependant, que pour un meeting prévu entre 9 et 15 heures, le site prévu peinait à se noircir de monde à une heure de la fin du temps prévu pour ce meeting. Ainsi a-t-on assisté à une prolongation de cette période jusqu’en fin d’après-midi lorsque les différents leaders arrivaient, drainant chacun une grappe de ses militants.

Au total 7 leaders (5 présents et 2 autres s’exprimant de l’étranger) représentant 7 partis et regroupements, selon ceux qui s’étaient identifiés auprès de l’autorité urbaine dans la lettre d’information. Mais on peut aller plus loin si l’on doit compter les 7 partis  du G7 représentant Moïse Katumbi, ce qui porterait le chiffre à 13 partis. Et si l’on doit faire le compte en prenant le chiffre le plus élevé dans les statistiques avancées, soit 30.000 militants drainés, cela ferait autour de 2.300 militants par parti/leader.

Autant noter qu’on était loin du raz-de-marée et que la place du Triomphal paraissait bondée en raison de son exiguïté plutôt que d’une impressionnante affluence. Loin d’être un décompte de mauvaise foi, cette remarque dit tout de l’état d’esprit qui prévaut dans les rangs de l’opposition autour de l’enjeu électoral en cours. Après avoir longtemps chauffé les médias traditionnels et les réseaux sociaux, autant que certaines places diplomatiques, l’opposition espérait, en effet, apporter un poids sociologique à son discours pour renforcer sa cause. Au finish, cependant, elle a dû faire les frais du déjà entendu de son discours vieux d’au moins une année sur certains de ses aspects.

Au total, en effet, l’opposition n’a fait que ressasser les neuf (9) points de sa déclaration de Bruxelles qui, déjà en leur temps, avaient agacé les esprits au sein de la diaspora congolaise en ce qu’ils (les 9 points) n’apportaient rien au discours de l’opposition dont on attendait plutôt le pas décisif vers la désignation d’un candidat unique/commun/consensuel. Une contradiction qui n’a de mesure que les épithètes collées au fameux candidat qui constamment renvoyé aux calendes grecques.

 

Discours frelaté, unité dans la dispersion

A la place du Triomphal, les leaders de l’opposition se sont répartis les 9 points de leur déclaration de Bruxelles et chacun a mis de sa dramatisation dans son intervention, mais sans plus. Au bout du compte, les militants repartiront avec plus d’interrogations que des assurances et de la détermination quant à la position exacte de leurs leaders par rapport aux échéances électorales. Et pour preuve, même dans la presse, la médiatisation de ce meeting de l’opposition n’a pas survécu au week-end.

Iront-ils voter ou pas ? Telle était la question à laquelle les « 7 patrons » ont répondu par une litanie de conditionnalités qui, du reste, ne constituent nullement un socle commun aux différentes ambitions. L’Udps a déjà commencé à former ses témoins électoraux et le jour du meeting, ses militants arboraient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Félix Tshisekedi Président ». Et pendant que Katumbi poursuit ses pérégrinations en Occident et que ses lieutenants à Kin sont devenus aussi aphones qu’inaudibles quand il leur arrive de parler, Vital Kamerhe peine, lui, à prendre réellement pignon dans les rangs de l’opposition où il continue d’être contesté comme opposant. Tout de même, Kamerhe a choisi seulement la veille de ce meeting pour dévoiler son projet de société. De son côté, Martin Fayulu fait cavalier solitaire sur fond d’une solidarité de façade avec le reste de l’opposition, tandis que le MLC Bemba n’a plus de survie électorale qu’à travers un programme et un candidat communs pour lesquels Bemba appelle déjà à la conclusion d’un contrat de partenariat d’avant, pendant et après les élections.

A quelque 83 jours des élections, pareilles sortie ratée est symptomatique de l’impréparation qui caractérise les opposants qui, au contraire, font chaque jour le lit de leur échec. Et demain, la machine à voter, les électeurs sans empreintes ou encore la décrispation politique ne seront que des boucs émissaires…

PDM

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