Ceni/Succession de Nangaa : les églises avec Mboso comme sous Mabunda !

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Autant l’électrochoc de la Cenco a réveillé tout le monde sur les attentes électorales des congolais, autant la décision des confessions religieuses d’ouvrir la compétition pour le bureau de la Ceni a surpris les observateurs. Hier samedi au sortir d’une rencontre avec le Président de l’Assemblée nationale, en effet, les pères de l’église ont invité les potentiels candidats à se manifester déjà auprès de l’une des confessions de leur choix. Chaque confession sera alors appelée à faire une présélection de trois candidats avant le traitement général en plénière.

Ces erreurs que l’on dit corriger sans les corriger
L’abbé Donatien Nshole a fait savoir que c’est là une manière, pour les confessions religieuses, de corriger leurs erreurs du passé. Le passé, c’est le cafouillage qui avait été observé lors de la désignation, tout aussi prématurée, d’un successeur de Corneille Nangaa. On avait alors assisté à des tentatives de manipulation des décisions avec, plus grave, des relents de tribalisme. Avant que la politique ne s’en mêle pour contester le choix porté sur Ronsard Malonda – sans doute le meilleur profil d’alors – au simple motif que Secrétaire exécutif sous Nangaa, il serait co-responsable des tripatouillages décriés en 2018.

Les confessions religieuses dans la même démarche que sous Mabunda
En ouvrant la compétition pour le bureau de la Ceni à ce stade, les confessions religieuses reviennent carrément sur leur démarche précédente sous Mabunda. C’est, en effet, dans les mêmes conditions, c’est-à-dire avant même les réformes attendues, qu’ils avaient sollicité et obtenu de déclencher leur casting-élection du successeur de Nangaa.
Aujourd’hui la volonté des réformes est plus vivante, certes, mais rien n’est encore enclenché au niveau de l’Assemblée nationale. Nul ne sait encore ce que sera la nouvelle configuration de la Ceni et son bureau, moins encore le mode de désignation de ses animateurs.

Est-ce l’organe qui crée la fonction ou le contraire ?
On se trouve, avec la posture des princes d’église, dans un dilemme entre la fonction qui doit créer l’organe (théorie du transformisme de Lamark et Darwin) et le contraire. Même si, selon Nshole, l’église a opté pour les propositions de réformes de Christophe Lutumba, les routes premières à avoir été présentées dès septembre 2019 mais jamais examinées.
Lutundula propose, entre autres, la désignation à parts égales des membres de la Ceni par les différentes composantes sur proposition de la société civile.

L’église doit d’abord nettoyer ses écuries politisées
En toute logique, les princes d’église auraient fait œuvre utile d’attendre d’abord les réformes en maintenant la pression pour que la classe politique y parvienne. Autant ils devraient panser les plaies de ses rixes d’hier qui demeurent encore ouvertes avec ce schisme qui s’est créé par rapport à Sony Kafuta. Et avec cet épaisse teinte politique qu’impose l’arrivée, à la tête des églises de réveil – dans les conditions que l’on connaît – d’un plus que proche du Chef de l’État.
Ce qui fait dire encore que l’Union sacrée de la nation avait commencé par et dans les confessions religieuses.
JEK

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