SONDAGE ‘LES POINTS’ : KABILA HOMME DE L’ANNÉE 2019

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De la politique à la culture en passant par les entreprises, les institutions publiques, etc. ; l’institut d’études et de sondage « Les Points » vient de rendre publique son « palmarès » des figures qui ont excellé dans leurs domaines respectifs. Sondage quantitatif par la méthode des quotas qui s’est déroulé du 16 au 17 décembre 2019 sur un échantillon représentatif de 1.000 personnes dans la ville de Kinshasa et suivant le face à face comme mode de collecte des données.

 

Joseph Kabila, homme de l’année 2019

Après dépouillement, Joseph Kabila Kabange s’est distingué comme personnalité politique de l’année. Plébiscité par 85% des répondants, l’ancien chef de l’Etat le doit à la passation pacifique du pouvoir à laquelle il s’est soumis et son engagement, avec sa famille politique, dans une coalition de gouvernement malgré la majorité qu’il détient au Parlement, sans oublier le pacifisme dont il fait preuve depuis qu’il a quitté le pouvoir.

Pour sa part, Félix Tshisekedi termine l’année sur une note de 66% d’opinions favorables après avoir chuté à 48% à cause, notamment, de l’affaire des 15 millions Usd. A son crédit, les répondants mettent les premières réalisations de son mandat qui suscitent de l’espoir quant aux quatre années restantes. Ils évoquent, notamment l’application de la gratuité de l’enseignement de base dans les écoles publiques, l’ouverture du pays au monde grâce à ses nombreux déplacements à l’étranger ; le retour des institutions de Breton Woods dont le FMI et ses premiers appuis budgétaires au Gouvernement ; la libéralisation de l’espace médiatique ; la décrispation politique marquée par le retour au pays des exilés politiques et la libération des prisonniers politiques ; etc.

 

Gouverneurs des provinces : Richard Muyej caracole

Quant aux Gouverneurs de province, le trio dominant est coiffé par  Richard Muyej du Lualaba (76% d’opinions favorables) à cause, entre autres, de son plaidoyer au niveau national pour le développement des communautés

locales, l’autonomisation des provinces qu’il prône, son implication pour réduire le paradoxe entre l’immensité des richesses et la pauvreté, et sa quête de la mise en place d’une décentralisation basée sur un contenu modéré, qui invite à l’humilité et à l’ouverture. Ses admirateurs saluent aussi ses vastes réalisations dans le secteur des infrastructures, la diversification de l’économie de sa province marquée notamment par une attention soutenue au secteur du tourisme et à celui de l’agriculture pour un développement efficace à partir de la base sans oublier la sécurisation de ses administrés et son impartialité politique exemplaire.

Muyej est suivi de Jacques Kyabula du Haut-Katanga qui remporte les faveurs de 61% des congolais au cours de l’année 2019. « Malgré le fait qu’il a hérité d’une province en proie à l’insécurité marquée par des meurtres dans la ville de Lubumbashi perpétrés par des bandits armés, il a imprimé rapidement ses marques pour réinstaurer la sécurité sur toute l’étendue de la province », peut-on lire dans les justifications des répondants. Ceux-ci avancent aussi les efforts qu’il consent pour « réaliser les grands engagements contenus dans son programme d’action sous-tendu par un budget chiffré à cinq cent milliards trois cent vingt millions de francs congolais. Ils affirment que Jacques Kyabula est sur la bonne marche pour ce qui de la diversification de l’économie, la croissance et la promotion de l’emploi ; l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et le renforcement du capital humain sans oublier la protection de l’environnement.

A la troisième marche : Gentiny Ngobila de la ville province de Kinshasa, même s’il connaît une décote de son opinion par rapport au mois passé. Il passe de la deuxième à la troisième place et marque positivement 57% contre 64% en novembre 2019, soit une chute de 7% dans un mois. A son actif, malgré l’écharde de l’opération Kin Bopeto qui manque de dynamisme, « entre autres des efforts conjugués de commun accord avec les bourgmestres et les chefs de quartiers en faveur de la lutte contre les nuisances sonores, la sensibilisation de la population au civisme fiscal et la lutte contre le banditisme urbain ».

 

Gouvernement : Mayo, Sele, Nyamugabo, etc.

Côté Gouvernement, 6 ministres ont su tirer leur épingle du jeu, à savoir :  Jean Baudouin Mayo ( Vice-premier ministre, Ministre du Budget – 68%) pour ses efforts pour faire passer l’avant-projet de la loi des finances de l’exercice 2020 en Conseil des Ministres, ensuite pour le faire adopter par l’Assemblée nationale avant de fournir des détails techniques à la commission Ecofin sur ce budget chiffré à un peu plus de 10 milliards de dollars américains. « La population a aussi suivi avec intérêt le sérieux avec lequel il a dirigé les travaux du début à la fin et la rapidité avec laquelle il a réussi à faire adopter la Loi sur le reddition des comptes 2018 par l’Assemblée nationale avant là aussi, de faire un suivi à la commission ECOFIN.

José Sele Yalaghuli (Ministre des Finances) n’a pas déçu la population qui est satisfaite, à 67%, de ses œuvres, notamment la réactivation de la coopération avec les bailleurs de fonds internationaux dont les institutions de Breton Woods, la Banque africaine de développement et l’Union Européenne pour appuyer les projets prioritaires du gouvernement.

Claude Nyamugabo, « de retour au Gouvernement comme Ministre de l’Environnement et du développement durable, ne s’est pas fait prier pour faire grand. Il a mis d’accord 65% de la population de par ses efforts pour la concrétisation du vaste projet de plantation de 200 millions d’arbres par an, l’intégration du secteur forestier dans les prochaines études de l’évaluationITIE-RDC et surtout la réglementation du secteur forestier. On note aussi à son actif la gestion durable des forêts grâce à la consolidation du partenariat avec l’initiative pour les forêts d’Afrique Centrale(CAFI) et le renforcement des capacités du Fonds National pour la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts(FONAREDD).

Viennent également Aimé Molendo Sakombi (affaires foncières) pour ses décisions courageuses contre la corruption dans son secteur et pour la mobilisation des recettes ;  Julien Paluku de l’industrie ( 60% d’opinions favorables) pour sa forte capacité de persuasion des investisseurs et les mesures d’allègement prises pour encourager l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.. et, enfin, Me Tunda Ya Kasende, Vice-Premier ministre en charge de la Justice, pour avoir su conduire jusque-là les mesures de décrispation politique et engagé, entre autres, le désengorgement des prisons (58% d’opinions favorables).

 

Entreprises : Agnès Mwad, Patrice Kitebi et Maurice Tshikuya en tête

Le trio d’excellence dans le portefeuille de l’Etat pour 2019, est composé d’Abgnès Mwad du CNSS, Patrice Kitebi du FPI et Maurice Tshikuya de l’INPP. Agnès Mwad Katang, notamment pour avoir levé le défi de l’adaptation à la nouvelle loi sur le régime général de sécurité sociale et à ses nombreuses exigences. Elle a convaincu 71% de la population congolaise.

Patrice Kitebi s’est distingué par « la traque des débiteurs insolvables pour récupérer dse sommes importantes au profit du Fonds, lesquels ont été octroyés à des promoteurs sérieux et porteurs de projets efficaces. « Quoi de plus normal pour la population congolaise de se dire satisfaite, à 70% par le travail de ce mandataire public, qui a aussi frappé fort par la baisse du taux d’intérêt pour tout projet d’investissement pour les congolais par cet établissement public ».

Maurice Tshikuya Kayembe (INPP) « n’en finit pas de satisfaire les congolais de par son management axé sur les résultats. En 2019, il s’en est bien sorti avec 69% d’opinions favorables. A son actif, ce sont encore les innombrables chantiers de construction, de réhabilitation et de rénovation des différents sites de l’INPP, la poursuite de la pénétration de l’INPP dans le Congo profond ou encore la formation dispensée gratuitement par son établissement à 200 enfants sélectionnés dans les différents camps militaires de Kinshasa qui ont été citées parmi ses actions phares ».

Désiré Balazire (Congo Airways) et  André John Blackson (TRANSCO) sont aussi cités parmi les mandataires émergents en 2019.

Le palmarès de « Les Points » pour l’année 2019 couvre aussi le secteur de la presse – médias et journalistes ainsi que celui de la musique que les lecteurs peuvent découvrir dans le rapport complet. Celui-ci renseigne, notamment, que Innocent Balume (Innos’B) aura dominé la musique congolaise en 2019.

Jonas Eugène Kota

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