PPRD : FRANCIS KALOMBO AVAIT DÉJÀ DÉMISSIONNÉ EN 2016

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« Un non-événement ». C’est en ces termes que réagit un haut cadre du PPRD à l’annonce de la démission de Francis Kalombo de ce parti politique. Un nom événement, car l’intéressé avait déjà quitté ce parti voici deux ans et l’avait même signifié au SG du PPRD par une lettre datée exactement du 23 mai 2016. Le jour suivant, soit le 24 mai 2016, il faisait cette annonce sur son compte tweeter avec la copie de sa lettre de démission.

Par cette démission, il avait perdu son siège de député obtenu du fait de son appartenance au PPRD sous les couleurs duquel il avait battu campagne. D’où vient alors ce show auquel il a voulu se livrer en re-annonçant sa démission comme si elle venait de se produire aujourd’hui ? « C’est le propre des atalaku », répond, plutôt amusé, un haut cadre de ce parti qui étouffe tout juste un éclat de rire.

« Atalaku » est le nom donné aux animateurs des groupes musicaux congolais pour accompagner les pas de danse sous une musique endiablée. Par extension, ce mot désigne toute personne qui se présente comme un héraut d’une autre personnalité qu’il adule aussi bien par la parole que par des initiatives de divers ordres; cela pour en tirer sa pitance, même si lui-même ne croit pas en ses louanges. Bref, une sorte de corbeau face au renard.

« Notre frère est bien connu des kinois comme un profiteur qui vit aux dépens de celui qui l’écoute », poursuit, plus calme, notre interlocuteur qui dénie à Kalombo toute once de « conscience » et de « morale ». Tout au plus reconnaît-il en lui, « grâce à ce genre de courage kinois dénué de toute retenue et donc de toute morale », la capacité qu’il avait à drainer tous ceux qui pouvaient s’identifier à lui et qui, « malheureusement », sont nombreux « et ont pu lui procurer des voix pour lui conférer un certain statut politique ». Mais c’est tout.

 

Homme de peu de foi ?

Plus d’une année avant sa défection du PPRD, Francis Kalombo – « qui vit aux crochets de son nouveau pigeon qu’est Katumbi » (dixit le haut cadre du PPRD – n’était plus en odeur de sainteté avec le PPRD suite aux frasques auxquels il s’était rendu coupable et qui ternissaient l’image de ce parti, rappelle-t-on. L’on rappelle, entre autres, le cas de Zeidan, sujet libanais qu’il avait voulu rançonner en 2008 en usant du trafic d’influence avec le concours de son ami Gérard Mulumba dit Gecoco. « A l’époque, rappelle notre interlocuteur qui a requis l’anonymat, Francis Kalombo et son ami Mulumba avait été exclus temporairement du parti après un rapport de la commission de discipline sur leur cas. Ils avaient également été déchus de toutes leurs fonctions – Kalombo était chargé de a jeunesse – et interdits d’engager le parti. « Le parti a décidé. La commission de discipline a sanctionné. Je prends acte », avait alors réagi Francis Kalombo.

On rappelle aussi ses démêlées scientifiques à l’ULK et l’UPN où il aurait suivi des études de droit et de relations internationales pour repartir avec des distinctions qui avaient coupé le souffle à plus d’un. Certains membres du corps académiques avaient vigoureusement contesté ces distinction et même ces formations puisque personne, ou presque, n’avait vu l’étudiant Kalombo dans les auditoires pendant les années académiques. Par la suite, Francis Kalombo ira de contestations en contestations jusqu’à son incorporation tout aussi surprenante que spectaculaire au barreau de Kinshasa/Matete qui lui reconnaissait ainsi la qualité de juriste et d’avocat.

« En annonçant ainsi une nouvelle démission après une précédente, n’est-ce pas une nouvelle preuve de fourberie qui lui colle à la peau ! », s’étonne notre interlocuteur qui, du reste, dit ne pas pouvoir payer cher les nouveaux pigeons de Francis Kalombo…

PDM

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