MACHINE A VOTER : L’OPPOSITION CAPITULE !

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Après l’Udps, la jeunesse d’Ensemble – qui n’est pas contredite par les bonzes de la plate-forme katumbiste – en appelle aux élections avec ou sans la machine à voter. Le CLC s’est fait stopper net dans sa sensibilisation anti-MAV par la Cenco, pendant que le reste de l’opposition radicale sombre dans l’expectative une semaine seulement après une marche unanimement reconnue comme ayant été un gros fiasco.

Petit à petit, le front du rejet de la machine à voter s’effiloche. Après l’Udps qui a accepté d’aller aux élections avec ou sans cet outil, c’est autour de la plate-forme katumbiste « Ensemble » de s’y ouvrir. La jeunesse de ce regroupement politique vient, en effet, de publier une déclaration ralliant la position du parti tshisekediste. La déclaration a été relayée dans les médias traditionnels et dans les réseaux sans aucune réaction des instances officielles d’Ensemble. On se souvient que, plus radical que les autres, Ensemble rejette carrément le processus électoral en cours et opte pour une « courte transition » pouvant permettre d’organiser ce qu’elle appelle « de bonnes élections ».

Ce ralliement au choix de la Commission électorale nationale indépendante est d’autant plus significatif qu’il intervient une semaine seulement après la marche organisée à Kinshasa par un groupe des partis et regroupements politiques de l’opposition pour rejeter cet outil. Elle intervient également après la déclaration, dans la même période, d’un groupe de 7 leaders politiques de l’opposition réunis en Afrique du Sud où ils ont aussi réitéré leur refus de la machine à voter.

Dans la même foulée, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait déjà ordonné, par une circulaire à travers toutes les paroisses, la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de la campagne de sensibilisation que le Comité laïc de coordination (Clc) menait déjà contre l’utilisation de la machine à voter lors des prochaines élections.

Quant au reste de la troupe, il s’observe une sorte d’attentisme qui ne dit pas son nom. Il semble que l’intérêt dominant ici, pour chacun, est de savoir qui pourrait être le candidat commun de cette opposition. Même si le dernier « sondage » publié par le tandem GEC-BERCI a davantage chauffé les esprits au point de les opposer.

Quant à l’autre groupe des candidats (certains se disent de l’opposition, d’autres se réclament indépendants), l’on ne perçoit pas clairement leurs positions. Si Gabriel Mokia a déjà dit qu’il irait aux élections avec la machine à voter, les autres, certainement par mimétisme opportuniste, affirment le rejeter.

Une chose demeure sure, cependant : le bloc du refus systématique de l’opposition ne s’est jamais autant lézardé à quelques encablures seulement de la campagne électorale. Des lézardes qui ont gagné les rangs des militants qui, désormais, ne se ratent dans leurs invectives croisées dans les programmes alternatifs de certaines radios, mais surtout dans les réseaux sociaux.

En fin de compte, l’on voit monter en puissance des jeunes des mouvements « citoyens » qui, avec leurs méthodes, jouent au chat et à la souris avec les agents de l’ordre pour mener leur sensibilisation de proximité sur terrain. Ces jeunes, on le sait, sont aux ordres d’organisations et instances étatiques occidentales qui, à travers eux et moyennant des financements, tentent d’influencer le processus électoral duquel le Gouvernement congolais les a exclus pour raison de souveraineté.

JEK

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