LÉGISLATIVES : PLUS DE 1.000 CANDIDATS SANS EMPREINTES

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Le passage de la mission du Conseil de sécurité à la Céni a révélé que sur les enrôlés sans empreintes digitales, il existe des candidats à la députation nationale. Rien que pour la ville de Kinshasa, il a été identifié plus de 1.000 candidats du simple fait qu’avant de postuler, ces sujets étaient d’abord de simples électeurs enrôlés. La question à poser à ceux qui rejettent ces enrôlés sans empreintes comme des fictifs, est de savoir si les candidats déjà validés mais dans la même situation doivent l’être aussi… Dossier ouvert !

Le débat sur les électeurs sans empreintes digitales livre de nouvelles révélations. Présentés par une frange de l’opposition comme des fictifs injectés pour gonfler le stock des voix au profit de la majorité, il s’avère que cette accusation est battue en brèche de la manière la plus grave.

Nos sources proches de la CENI nous rapportent, en effet, qu’au nombre des plus ou moins 6.000.000 d’enrôlés/électeurs ne disposant pas d’empreintes digitales partiellement et totalement, figurent aussi des candidats aux prochaines élections. La révélation a été faite à la faveur du passage de la mission du Conseil de sécurité de l’ONU à la Commission électorale nationale indépendante.

En effet, au fil des questions de la délégation quant à la compréhension de la présence, dans le fichier électoral, de cette catégorie d’enrôlés, les exercices de démonstrations ont permis d’isoler de manière aléatoire quelques enrôlés et leurs identités. Parmi ces enrôlés, il s’est avéré que plus de 1.000 d’entre eux sont des candidats à la députation nationale. Et ce n’est pas tout. Ces candidats relèvent des circonscriptions électorales de la ville province de Kinshasa. Terrible ! Grave !

Interrogé pour savoir comment cela peut être possible, notre source au niveau de la Ceni nous explique que cela est tout à fait normal puisque la quasi-totalité des candidats aux législatives nationales sont au départ des électeurs enrôlés par les autres électeurs. Terrible ! Grave !

Cette révélation doit donc changer toutes les données dans ce débat tendant à insinuer un coup fourré dans cette affaire des enrôlés sans empreintes dont une partie de l’opposition et de la société civile exigent déjà leur élimination du fichier électoral. La question à poser est de savoir si ces candidats sans empreintes mais déjà validés aussi bien par la Ceni que la Cour constitutionnelle doivent être aussi retirés de la course ou pas. Une question d’autant plus intéressante qu’il a été pour nous impossible, à ce stade, de savoir à quelle famille politique (opposition ou majorité) appartiennent cette catégorie de candidat sans empreintes digitales. S’il faut poursuivre l’exercice en provinces et aux législatives provinciales, qu’en serait-il encore?

S’il faut suivre la rigueur de ceux qui sont hostiles à cette catégorie d’enrôlés sans empreintes et qui tiennent à ce que chaque sujet satisfasse à tous les éléments d’identification au fichier électoral, alors il va falloir que ces rigoristes, qui se recrutent aux extrémités de l’opposition et de la société civile, s’assument jusqu’au bout. Même s’il s’avère que leurs rangs sont aussi truffés de candidats sans empreintes.

Pour le moment, on sait que la Céni a déjà rassuré que les empreintes digitales ne sont essentielles que pour la fiabilisation du fichier électoral, mais que les éléments d’identification les plus importantes pour être électeur et éligible figurent sur la carte d’électeur. Pour leur part, les membres de la mission du Conseil de sécurité de l’ONU (une bonne quinzaine originaires de plusieurs pays différents) ont été impressionnés par le nombre d’éléments d’identification d’un simple électeur dans un fichier électoral.

Certains se sont même demandé si, en fait de fichier électoral, il ne s’agirait pas d’un fichier des criminels du rang des islamistes, auquel cas la RDC en compterait plus de 40 millions.

Le dossier est ouvert et à suivre.

PDM

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