SÉMINAIRE DU GOUVERNEMENT : QUI A FINANCÉ QUOI ?

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Des recoupements de congovirtuel.org, il ressort que : 1. Le budget financé par la BM à travers le Senarec et le Prap (ministères du Plan et de la Fonction publique) s’est élevé à Usd 250.000 et non plus de 500.000 – 2. Aucun cadre ni agent rémunéré par l’Etat n’a été pris en charge par ce budget pour le per diem – 3. Budgétisés pour Usd 250 (et non 3.000)/jour de per diem, les membres du Gouvernement y ont renoncé volontairement.

Qui a financé le séminaire du Gouvernement à Zongo, pour combien et pour quelles dépenses ? La question défraye aujourd’hui encore la chronique jusqu’à occulter le contenu même de ce séminaire et son objet. Un exercice qui paraissait d’importance pour mettre tous les membres de l’exécutif national au diapason des pratiques de gestion et de bonne gouvernance ; aucune université ne forme des ministres.

Un exercice qui est également tombé à point au moment où s’observaient quelques frictions entre membres du Gouvernement sur certaines questions de collaborations, des points qui passaient de plus en plus comme des difficultés de ménage au sein de la coalition FCC-CACH, consolidant ainsi la thèse de la nécessité de sa dissolution. Certains observateurs estiment, par contre, que ce séminaire est venu quelque peu tardivement au regard du besoin de mise à niveau nécessaire à l’entrée en fonction de tout gouvernement, aux niveaux national comme provincial, au regard de toutes les frictions qui s’observent ici aussi.

Il ne reste pas moins que, pour des raisons qui restent encore à élucider, certains milieux semblent s’être focalisés – avec le concours de certains médias – sur l’organisation de ce séminaire avec une attention bien particulière sur son financement. Des montants faramineux sont avancés, de l’ordre moyen de 500.000 Usd qu’aurait débloqués la Banque mondiale pour payer, notamment des per diem (3.000$/jour) aux membres du Gouvernement.

Ce détail déjà a fait tiquer certains observateurs pour susciter l’intérêt dans l’élucidation de cette campagne autour de ce séminaire. On explique déjà que cet exercice est des plus normal pour toute institution publique qui entre sous gestion de nouveaux animateurs, ceux-ci ayant besoin d’un certain nombre d’informations pour une meilleure assomption de leurs fonctions. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que l’Etat congolais dispose de structures appropriées et spécialement dédiées à ce genre de formations/informations.

 

Qui a organisé le séminaire ?

Pour le cas d’espèce, des sources gouvernementales consultées par congovrituel.org assurent que le séminaire de Zongo a été organisé par deux structures de l’Etat, à savoir le Programme de rajeunissement de l’administration publique (PRAP) et le Secrétariat National pour le Renforcement de Capacités (SENAREC). Les deux structures relèvent des tutelles respectives de la Fonction publique et du Plan. Leurs financements proviennent, suivant des projets qu’elles gèrent, du Gouvernement et de partenaires extérieurs, principalement la Banque mondiale.

 

Qui a financé le séminaire et avec combien ?

Pour ce qui est du financement, il nous revient que celui-ci s’est situé à hauteur de Usd 250.000 (et non plus de Usd 500.000) pour l’organisation de l’ensemble du séminaire, c’est-à-dire tous les postes des dépenses. Ce budget a servi aussi bien à la restauration qu’au logement des participants et autres intervenants scientifiques, techniques, sécuritaires, etc. Quant aux per diem et autres défraiements, nos sources rassurent qu’aucun cadre et agent rémunéré par l’Etat n’y a été concerné. Ceci relève, en effet, de la politique et des principes des institutions de Brettons Wood et bien d’autres organismes internationaux.

S’il y a eu des paiements dans ce sens, ils concerneraient les cadres et agents pris en charge par le trésor public suivant la mercuriale bien connue des frais de mission.

Pour leur part, les membres du Gouvernement, qui avaient été budgétisés au départ à hauteur de Usd 250/jour, ont renoncé à ce per diem. De plus, certains d’entre eux, dont des vice-ministres, ont consentis de partager, à deux, une chambre d’un lit. Des conseillers principaux du chef de l’Etat et du Premier ministre ont, pour leur part, partagé à quatre des bungalows à deux lits.

JEK

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