REYNDERS EN CROISADE CONTRE LES ELECTIONS EN RDC

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Comme annoncé dans nos précédentes révélations, le Vice-premier Ministre belge va séjourner à Luanda les 10 et 11 septembre prochains dans la cadre de la matérialisation du plan d’avortement des élections en RDC au profit d’un régime extra-électoral sans Kabila. Reynders a, pour cela, introduit une demande de visa à l’ambassade de l’Angola le 4 septembre dernier. Mais à Bruxelles, ce plan révélé par nos soins a suscité un tollé général aussi bien auprès d’une frange du gouvernement belge qu’au niveau de l’Union européenne.

Nos révélations récentes sur le complot Muzito-Bemba contre les élections en RDC ont été d’une telle précision qu’il s’observe ici à Bruxelles une sorte d’agitation dans le petit carré des conspirateurs. Se sentant démasqué, Adolphe Muzito entreprend désormais une campagne de banalisation de ses différentes rencontres ici en publiant les photos y afférentes avec, notamment, Didier Reynders, Louis Michel et même le président congo-brazzavillois Denis Sassou Nguesso qu’il avait pourtant rencontré longtemps avant. Cependant, il semble garder une certaine discrétion avec Charles Michel, Premier Ministre belge avec qui il avait suivi les dernières audiences de la Cour constitutionnelle sur l’invalidation de sa candidature ainsi que celle de Jean-Pierre Bemba.

Une chose certaine est que cette équipée de la Belgique officielle dans les affaires intérieures de la RDC fait jaser dans le microcosme politique belge, où des voix se sont récemment faites véhémentes contre Didier Reynders dans la gestion de la crise diplomatique avec Kinshasa. Le plan d’avortement du processus électorale en RDC n’est, en effet, pas vu d’un bon œil à Bruxelles, surtout au niveau de l’Union européenne.

Cependant, les « conspiré de Bruxelles » sont d’une telle détermination qu’ils ont, d’ores et déjà, mis en branle leur programme visant à arrêter le processus électoral à travers le fameux plan « B » d’instauration d’un régime extra-électoral sans Kabila. Comme nous l’indiquions dans notre précédente correspondance, le protocole du ministère des affaires étrangères belge a introduit, le 4 août 2018 à 10 heures tapante, une demande de visa à l’ambassade de l’Angola à Bruxelles. Didier Reynders doit, en effet, séjourner à Luanda les 10 et 11 septembre prochains.

 

http://congovirtuel.org/wp-admin/post.php?post=1209&action=edit

 

Et toujours dans e cadre de la banalisation de leur complot pour distraire ou détourner l’attention de Kinshasa, Adolphe Muzito a laissé fuir des éléments d’information dans la presse belge. «  Ce qui compte, c’est que nous puissions adopter un programme commun, que votre ministre des Affaires étrangères évoquera ensuite lors de son prochain voyage en Angola et à Brazzaville », déclarait-il récemment. Cette affaire d’unification de l’opposition congolaise derrière un « programme commun n’est qu’un paravent pour cacher le vrai plan de boycott des élections au profit d’un chao en RDC.

Cette croisade de déstabilisation de la RDC est, cependant, en contradiction avec certaines initiatives américaine, britannique et même d’une frange du gouvernement belge qui soutiendraient l’idée d’un appui à des alliés de la société civile pour assurer la plus grande surveillance de ce même processus électoral que Didier Reynders et la famille Michel (Charles et Louis) cherchent à faire capoter. Il nous revient, en effet, que Washington et Londres comptent apporter un soutien financier à l’église catholique qui a annoncé qu’elle alignerait 40.000 observateurs électoraux.

On se rappelle qu’en 2011, la Cenco n’avait couvert que 25% des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire congolais. Un déficit qui avait emmené Mgr Luc Djomo, alors Président de la Cenco, à ne pas publier les résultats de leur observation des élections que les catholiques avaient assurée grâce à un financement de la fondation Carter notamment. Un déficit qui n’avait, cependant, pas empêché Mgr Monsengwo de décocher sa phrase assassine de la justice et la vérité sur les résultats publiés par la Ceni et confirmés, par la Cour suprême de justice de l’époque.

Dossier à suivre.

 

Léon Kroegell

(Correspondance particulière à Bruxelles)

 

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