MOISE KATUMBI VOYAGE AVEC QUEL PASSEPORT ?

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Depuis qu’il s’est fait confisquer le passeport semi-biométrique congolais pour cause de falsification, Moïse Katumbi continue de voyager à travers le monde, notamment en Russie, en Afrique du Sud et présentement en Zambie sans être inquiété. L’ancien Gouv’ du grand Katanga n’a pas encore tout dit de cette aisance à se mouvoir sans titre de voyage.

Depuis sa brève interpellation le 13 juin dernier à Zaventem, Moïse Katumbi ne dispose plus de passeport pouvant lui permettre de voyager à l’étranger. Le passeport semi-biométrique qu’il utilisait jusque-là – et qui était rendu caduc au 14 janvier 2018 avec la mise en service du passeport biométrique – lui avait été confisqué par la police belge des frontières après avoir constaté que ce passeport avait été falsifié. Un permis de séjour provisoire (pour 15 jours) lui avait été délivré pour lui permettre de produire « un document de voyage officiel et authentique ».

Début juillet 2018, cependant, l’Office belge des étrangers a constaté que Katumbi était désormais en séjour illégal en Belgique pour n’avoir pas régularisé sa situation

L’Office des étrangers estime que l’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe, candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre, est, s’il se trouve en Belgique, en séjour illégal, a indiqué un de ses porte-parole à l’agence Belga, confirmant une information du magazine français ‘Jeune Afrique’. Brièvement arrêté le 13 juin dernier à l’aéroport de Bruxelles pour une question de passeport – présenté comme « falsifié », ce qu’il conteste – alors qu’il tentait de se rendre à Moscou pour la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football, il avait obtenu de l’Office des étrangers un laissez-passer de quinze jours, le temps de produire « un document de voyage officiel et authentique ».

« Jusqu’à présent, nous n’avons enregistré aucune réaction ou démarche de sa part. On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal », avait déclaré le porte-parole de l’Office de l’étranger, Geert Devulder. Entretemps, son passeport semi-biométrique est resté confisqué.

Il ne reste, cependant, pas moins que Katumbi a continué à voyager en dehors de la Belgique. Il s’est rendu notamment en Russie pour suivre la coupe du monde et récemment en Afrique du Sud et en Zambie où il séjournerait encore.

La question que les observateurs posent est alors de savoir comment Katumbi fait pour voyager ainsi sans un passeport. Un passeport est, en effet, un document de circulation délivré par le gouvernement d’un État à ses citoyens pour leur permettre de voyager à l’étranger. Toute personne sollicitant l’entrée dans un pays autre que le sien doit remplir certaines formalités et solliciter une autorisation. Et pour franchir une frontière le passeport contenant le visa est requis.

Or, à ce jour, Moïse Katumbi ne dispose pas officiellement d’un tel document, mais continue d’entrer et sortir de différents pays sans être inquiété. La seule possibilité pour lui serait de disposer d’un titre de voyage pour réfugiés qui est délivré à un réfugié par l’État dans lequel il réside habituellement pour lui permettre de voyager en dehors de cet État et d’y retourner.

Mais ici encore, personne n’a souvenance que Katumbi a acquis la qualité de réfugié dans un pays donné. La preuve en est que jusqu’au 13 juin dernier lors de sa brève interpellation à l’aéroport de Zaventem, il voyageait avec l’ancien passeport semi-biométrique congolais.

Il est donc clair que l’ancien Gouverneur de l’ex-Katanga n’a pas encore tout dit de ce mystère des voyages sans passeport. Du moins officiellement.

Le dossier reste ouvert.

PDM

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