MARCHE DE L’UDPS : GECOCO MULUMBA FAIT URINER UNE FEMME EN PUBLIC

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L’élu provincial Udps de Mont-Amba a, jeudi lors de la marche de son parti, fait uriner publiquement une femme sur une effigie, tombant sous le coup du Décret-loi n° 017-2002 du 3 octobre 2002 portant code de conduite de l’agent public de l’État. Une flagrance qui ne devrait pas passer sous silence, surtout pour un parti qui dit défendre « certaines valeurs »…

Une brève vidéo devenue virale sur la toile met en scène un spectacle qui choque les consciences. Réalisée ce jeudi à l’occasion de la marche organisée par l’Udps, la vidéo met en scène une femme – la trentaine certainement – retroussant son pagne pour uriner sur une photo posée sur l’asphalte. L’actrice est entourée d’une meute de jeunes gens dans une ambiance rythmée par une fanfare de circonstance.

Le metteur en scène et réalisateur de ce spectacle immoral n’est autre que Gérard Mulumba dit « Gécoco », ci-devant député provincial Udps dans la ville de Kinshasa. C’est explicitement lui, sur les images, qui fait stopper la procession, demande à la dame de poser son effigie à terre et d’uriner dessus sous les acclamations de la petite meute, avant d’ordonner enfin la poursuite de la marche.

Sur la toile, les commentaires vont bon train sur cet acte d’un membre du parti présidentiel qui a dit organiser cette manifestation pour défendre ses valeurs. Le grand public aura, dans le cas d’espèce, eu la mesure de ces valeurs que Gérard Mulumba a promu en foulant au pied – au propre – la dignité de la femme congolaise. En effet, exposer la nudité d’une femme est tout sauf la promotion de quelque valeur que ce soit.

Les faits infractionnels à charge de Gécoco Mulumba

Il reste à présent de voir comment les autorités publiques et même l’Assemblée provinciale vont se déterminer face à un cas aussi flagrant d’immoralité qui, au nom de l’état de droit, ne doit pas rester impuni. Gérard Mulumba est, aux termes de l’article 1er du

Décret-loi n° 017-2002 du 3 octobre 2002 portant code de conduite de l’agent public de l’État, un agent soumis aux dispositions de ce texte. L’alinéa 3 de ce même texte fait tomber le délinquant sous le coup de la violation de l’éthique professionnelle qui est définie comme « l’ensemble des valeurs morales et des principes déontologiques qui guident le comportement, les attitudes et les agissements de l’agent public de l’État dans l’exercice de ses fonctions ou de son mandat ». Un agent de service public de l’Etat est tenu à l’observance stricte de l’intégrité morale et de la dignité en tout lieu et en tout temps.

L’article 6 du code de bonne conduite de cet agent précise, notamment, que « le sens d’éthique professionnelle de l’agent public de l’État doit se témoigner notamment (…) dans ses relations aussi bien avec ses supérieurs, ses collègues et ses collaborateurs qu’avec le public ». Or, Gécoco Mulumba s’est retrouvé en plein délit d’immoralité et d’attentat à la pudeur, bien entendu, sous réserve de la qualification d’autres infractions liées à la dignité de la femme.

De tout ce qui précède et de tant d’autres considérations pertinentes, Gérard Mulumba devrait faire l’objet d’actions aussi judiciaires que disciplinaires. Judiciaires en raison de toutes ces infractions d’une flagrance irréfutable dont il s’est rendu coupable. Disciplinaires sur l’impulsion combinée des articles 30 et 32 du décret-loi sous examen.

En effet, l’article 30 enjoint à toute autorité investie de ce pouvoir de mener des actions à l’encontre de tout agent sous le coup des cas dont celui présent. Et l’article 32 précise ce qui suit : « L’action disciplinaire demeure distincte et indépendante de l’action répressive à laquelle peuvent donner lieu les mêmes faits commis par l’agent public de l’État. L’action judiciaire n’est pas suspensive de l’action disciplinaire (…) ». Il faut, cependant, souligner, selon la première partie de l’article 30 que l’autorité investie d’une telle action est passible de sanctions disciplinaires ou pénales si elle ne s’y applique pas.

Reste aussi de voir comment la gent féminine va se déterminer face à ce spectacle indigne.

JEK

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