FPI : UN « TORCHON » SUR LE NET POUR INSULTER FATSHI

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Un « torchon », tel est le mot qui circule de bouche à oreille du côté de la gare centrale, dans les nouvelles installations du Fonds promotion de l’industrie (FPI), pour qualifier le nouveau « document » qui vient de débarquer sur le Net au sujet de cette institution financière. Une nième charge, en fait, contre le FPI et sa gestion, particulièrement la seule personne de son Directeur de cabinet, Patrice Kitebi, à qui l’on attribue des décaissements frauduleux si pharaoniques qu’elles auraient déjà mis l’établissement en faillite s’ils étaient réels.

En fait de document, on voit un texte présenté comme une lettre ouverte de supposés agents du FPI, adressée au chef de l’Etat « au sujet du scandale financier et pillage systématique du Fonds » par son DG (le contraire aurait surpris par ces temps plutôt suspects). Dès sa forme, cependant, l’on se rend vite compte de la supercherie derrière ce document saisi sur papier libre sur lequel l’on a tenté un laborieux photoshop pour coltiner un en-tête du FPI. Les ciseaux sont, d’ailleurs, visibles autour du logo découpé sur un autre document, mais le bricoleur a manifestement oublier de mettre les éléments de référence au bas du papier pour faire complet.

Au finish, l’auteur aura produit un grossier tract, puisque le document censé émaner « d’agents du FPI » ne porte aucune signature et n’est pas daté non plus. Ce qui surprend encore est ce silence dans les médias traditionnels et en lignes friands des assauts des masses laborieuses sur leurs employeurs.

Ainsi démasqué, cet exercice se serait arrêté à ce niveau, mais la nécessité d’une visite de son contenu se fonde sur le besoin d’éviter qu’il (le document) n’attrape les naïfs à son piège pour déboucher sur des situations plus délicates. D’abord, la langue utilisée (le français) est truffée de tellement de fautes que l’on se demande si l’auteur de cette manipulation a le moindre respect pour son correspondant qu’est le chef de l’Etat. Ensuite, des cas de financements et autres subventions dites abusives, mais dont le document ne donne pas la moindre référence ni même la moindre indication sur les bénéficiaires et leurs adresses d’activités.

 

Un fonds sablonneux et sans consistance

Plus loufoque encore est cette prétention de la cession, par le DG Kitebi, du recouvrement et de la gestion des recettes de la taxe de promotion de l’industrie (TPI). Celle-ci est pourtant l’unique source de financement légalement attribuée au FPI pour financer l’industrie congolaise, et l’on voit mal un seul individu l’aliéner de la sorte sans que personne ne pipe mot, même pas les assujettis eux-mêmes. On se souvient seulement que le FPI a récemment recruté un aviseur pour procéder au recouvrement forcé de cette taxe auprès de débiteurs insolvables, ce qui a provoqué le mécontentement d’autres candidats qui s’étaient présentés au portillon, mais sans aucun apport en termes de travail effectué sur terrain.

Et comble de ridicule, l’auteur de cette imposture met sur le compte de ce qu’il considère comme des financements abusifs des décaissements effectués par le FPI pour des chantiers du programme d’urgence des 100 jours du chef de l’Etat. C’est le cas du projet d’adduction d’eau par forage au campus de l’Université de Kinshasa, projet qui, aujourd’hui, profite à plus de 50.000 familles directement et indirectement. Et tous ces projets sont suivis de près par le chef de l’Etat en personne qui veille sur les apports du FPI et leur régularité.

Plus triste, toujours dans ce document, est l’attribution à Kitebi, du financement de l’électrification de la ville de Kindu, alors qu’à l’époque il n’était même pas encore au FPI. Et plus prosaïque encore est le financement qui lui est attribué pour l’inauguration de l’université Mapon qui, selon ce document, se situe à Bukavu. Bref, comme il l’indique lui-même dans ses « dénonciations », le « nombre exagéré » des « crimes » qu’il attribue à la direction du FPI est tel qu’au lieu d’éveiller un quelconque intérêt des décideurs, n’aurait de conséquence de les énerver de voir combien ils sont distraits de leurs activités autrement plus importantes pour la Nation.

 

Les escrocs insultent la perspicacité de Fatshi

Et l’on en vient à s’interroger sur l’origine de dénonciations aussi calomnieuses. Tout de suite, l‘on voit les récents escrocs tombés dans les filets de la justice et dont certains croupissent en prison en attendant leur procès. D’autres mains noires mènent vers les anciens mandataires du FPI, nostalgiques de leurs propres gabegies et qui se projettent aujourd’hui sur le comité Kitebi.

Du reste, on constate qu’avec un tel document, ils auraient frappé à mauvais enseigne auprès de Félix Tshisekedi qui se montre très méticuleux sur ce genre de fausses dénonciations qui, à la limite, peuvent se retourner contre leurs auteurs. Car, tout compte fait, c’est sa perspicacité qui est insultée avec autant de légèreté.

JEK

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