DIPLÔMES : BEMBA TAPE DANS LA TERMITIÈRE…

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DIPLÔMES : BEMBA TAPE DANS LA TERMITIÈRE…

Dans un entretien à Jeune Afrique, JPB brandi à ses interlocuteurs son diplôme de l’ICHEC sans que cela ne lui ait été demandé et alors que cela n’était pas à la base de l’invalidation de sa candidature. Lecture du geste des observateurs : « Voilà, moi au moins j’ai une compétence académique mais on rejette ma candidature. Quand je vous parle d’un acharnement contre moi ! ». Suivez son regard…

C’est une interview qui va faire jaser dans les salons politiques que Jean-Pierre Bemba vient d’accorder à Jeune Afrique. Un entretien au vitriol, s’il en est, au cours duquel l’ex-bagnard de la CPI se lâche et dit tout son dépit de ce qui arrive à ses ambitions politiques. Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine – chacun appréciera l’image… -, le chairman du MLC ne rate personne et se montre plutôt aussi battant et même quelque peu belliciste suer les bords.

Personne n’échappe à la fureur ni la furie de Bemba. Même pas ses compagnons de l’opposition qui ne se font pas traiter mieux que ses ex-compagnons du MLC. A ceux-ci, d’ailleurs, JPB ne réserve aucune considération, estimant que tout ce monde qui est « allé à la soupe » avait bien fait de débarrasser son entourage qui était infesté d’opportunistes.

A ces compagnons actuels dans l’opposition – on ne sait pas combien de temps durera cette idylle plutôt tumultueuse -, Il se montre pour le moins distant, préférant se limiter à « ses » affaires, faisant peu allusion à ce cheminement pour une marche commune. En tous cas, tout au long de l’entretien, Bemba développe la thèse de l’acharnement. Dès le début, d’ailleurs, il décoche un coup inattendu lorsque, selon Jeune Afrique, il brandi, à l’intention de ses interlocuteurs, un de ses téléphones sur l’écran duquel apparait une copie de son diplôme décroché en 1986 à l’ICHEC (Bruxelles).

Ses interlocuteurs ne l’en avait pourtant pas interrogés, mais le message est bien passé : Jean-Pierre Bemba tend à démontrer l’acharnement dont il dit être victime à travers cette preuve de ses compétences. Un argument qui prend tout son sens dans cet autre débat sur les diplômes concernant Félix Tshisekedi qui, lui, a été validé pour l’élection présidentielle. Même s’il (Fatshi) s’est gardé de s’engager sur ce terrain des diplômes en préférant introduire une attestation d’expérience politique.

En tous cas, difficile de faire une autre lecture lorsqu’on sait que la candidature de Bemba n’a pas été invalidée pour défaut de diplômes. Il reste, tout de même, que cet uppercut de Bemba ne s’arrête pas là. Il se trouve, en effet, que dans son CV qu’il avait introduit au comité d’organisation de l’élection du Président de l’Udps, Félix Tshisekedi avait mentionné une « formation » en gestion financière à l’ICHEC (le même) en 2013. Sans plus de détails en termes de diplôme éventuellement obtenu.

L’opposition saura-t-elle, un jour, finir par faire véritablement front commun autour d’un candidat et un programme tout aussi communs pour la prochaine présidentielle ? Chaque jour qui passe en rajoute au scepticisme des observateurs plutôt nourris par des faits, gestes et propos assassins auxquels se livrent les leaders de l’opposition dans une guerre froide qui, de plus en plus, s’enflamme. Le carré des candidats se réclamant comme les plus « emblématiques » ne cesse, en effet, d’offrir au public ce combat à fleurets mouchetés qui finit par asseoir cette méfiance – aux confins de la méprise – qu’ils se vouent cordialement.

On a déjà entendu ce discours de « sélection des candidats » dans ce discours sur l’exclusion des « candidats sérieux », ce qui ne laisse pas indifférents ceux qui sont restés en lice. Avant cela, au-lendemain de la publication, par la CENI, de la liste provisoire des candidats à la présidentielle, c’est Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’Udps, qui ironisait devant quelques militants en faisant remarquer que la ville était calme puisque leur candidat n’a pas été décalé. Si c’avait été le cas, la rue se serait enflammée. Les « invalidés » avaient pris bonne note.

Et encore cette petite guerre ciblant essentiellement Félix Tshisekedi à qui les invalidés exigent de retirer sa démission. Des pressions qui s’accompagnent des accusations-chantages selon lesquelles le candidat de l’Udps aurait été corrompu par le pouvoir pour maintenir sa candidature afin de crédibiliser les élections. En tous cas, une transcription d’une conversion du genre entre Fatshi et Katumbi a bien circulé dans les réseaux sociaux sans que personne n’y apporte le moindre démenti.

La question est revenue à Bruxelles le 12 septembre dernier lorsque le fils Tshisekedi s’est fait demander à nouveau de retirer sa candidature pour faciliter le boycott des élections, mais sans succès. Félix Tshisekedi va alors bénéficier d’un appui venu de Kinshasa le week end dernier. A travers une déclaration « commune », en effet, sept candidats de l’opposition à la présidentielle (ou leurs représentants) – y compris ceux qui faisaient pression sur Fatshi – ont rejeté tout boycott des élections, tout en se réservant la possibilité d’user de l’article 64 de la Constitution contre une « parodie d’élections ».

PDM

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