LE CLC DE MONSENGWO DÉCLARE LA GUERRE CONTRE LA RDC

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Sous la direction de Mgr Monsengwo, Ndaywell et consorts viennent d’annoncer leur désolidarisation du processus électoral pour engager le plan « B » de la troisième voie sans Kabila et des actions de mise à feu de la RDC et de l’asphyxie économique du pays par la lutte contre le nouveau code minier. Une déclaration de guerre que congovirtuel.org annonçait déjà au courant de cette même semaine.

En milieu de cette semaine qui s’achève, congovirtuel.org faisait état de la menace sécuritaire qui pèse sur le République Démocratique du Congo. Votre journal en ligne attirait l’attention sur les stratégies qui se tramaient dans des officines politico-affairistes occidentales avec la complicité de certains congolais pour promouvoir une ligne extra-électorale en vue de la conquête et la gestion du pouvoir.

Même si nos sources n’ont pas rapporté suffisamment de détails pour identifier les acteurs  de ce schéma anti-démocratique, le temps fini par les débusquer et les mettre au grand jour. C’est le cas, notamment, du Comité Laïc de Coordination, une structure créée par l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Mgr Laurent Monsengwo, pour mener un combat de l’opposition autour de l’accord politique du 31 décembre 2017. Ce samedi 7 juillet 2018, le CLC vient de se fendre d’une déclaration sans équivoque qui invite purement et simplement les 46 millions d’électeurs aux prochaines élections à ne pas participer à ces scrutins. Dès l’entament de cette déclaration, Jonas Tshiombela, Isidore Ndaywell, Justin Okana, Julien Lukengu, Gertrude Ekombe et Franklin Mbokolo signifient clairement qu’il n’y aura pas d’élections en décembre 2018. Tout simplement que, dans leur entendement, l’évolution du processus électoral ne les agrée pas.

Pour eux, les élections à venir ne conduiront pas à la paix et à la stabilité du pays, surtout que, selon eux, le Président Kabila se préparerait à se représenter pour un nouveau mandat. Pour toutes ces raisons donc, le CLC de Mgr Monsengwo a décidé de mettre le pays à feu et à sang. En effet, sa déclaration de ce jour ne peut être comprise autrement qu’une déclaration de guerre, sinon au soulèvement contre l’ordre politique et institutionnel établi. Ce faisant, le CLC, sous l’impulsion de Mgr Monsengwo, viole les dispositions de l’accord de la Saint Sylvestre censé balise le processus électoral auquel, pourtant, tous les acteurs politiques connus sont engagés.

 

Le CLC en guerre aussi contre le nouveau code minier

Pire encore, le CLC de Monsengwo lance une croisade contre le nouveau code minier qui donne à la RDC ce que la souveraineté nationale et internationale ne lui a pas procurée depuis son indépendance, à savoir l’indépendance économique. Sans vergogne ni détour, Ndaywell et consorts tentent de mettre en doute ce code minier qui est l’une des très rares lois à avoir joui de l’unanimité des représentants du peuple aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Cette même loi que le Chef de l’Etat a promulguée malgré les pressions de certains opérateurs miniers qui tenaient à maintenir la RDC sous le régime de l’ancien code minier qui profitait plus à ces opérateurs qu’au Congolais. De manière unanime, ce nouveau code minier a été salué comme étant le point de départ de l’émancipation économique de la RDC grâce à ses ressources minières.

En lançant donc une guerre contre cette loi, le CLC ouvre un autre front économique contre la RDC, cette fois-ci au cœur même du bien-être des Congolais qui ne peut être possible que par la mobilisation des recettes dont celles générées par ce code minier que combat le CLC de Mgr Monsengwo.

En appelant la population à ne plus reconnaître Joseph Kabila comme Chef de l’Etat, le CLC, une structure censée être d’obédience chrétienne et à catholique, appelle ainsi à enfreindre même les préceptes de la Bible qui insiste sur l’existence d’une autorité temporelle. Quel autre Chef de l’Etat le CLC voudrait-il mettre en place au sommet de l’Etat alors que les élections n’ont pas encore eu lieu ? Avec qui d’autre la communauté internationale traiterait-elle si Kabila, qui est aujourd’hui garant de la Nation ne l’est plus ?

En un mot comme en mille, on se retrouve ici dans la logique de la Cenco qui a toujours eu un plan « B » qui, aujourd’hui, prend toutes ses couleurs qui ne sont autres qu’une transition sans Kabila.

Bref, le CLC vient de franchir le rubicond et donner raison  à congovirtuel.org qui a toujours dénoncé et tiré la sonnette d’alarme sur ce plan machiavélique de déstabilisation de la RDC. Le CLC ne fait rien d’autre que de sortir du bois pour déclarer la guerre contre le Congo. Le mois d’août pourrait ainsi être le mois de tous les enjeux où, comme congovirtuel.org l’indiquait si bien, les véritables patriotes doivent redoubler de vigilance.

Yvon Ramazani

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