A peine libéré provisoirement, Joseph Kitangala récidive contre Patrice Kitebi

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A peine sorti de prison après plus de 18 mois de détention pour usurpation de titre, diffamation et atteinte à l’image de patrice Kitebi, Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), et de l’institution qu’il dirige, Joseph Kitangala Kabala a repris son entreprise de sape. Hier autoproclamé Aviseur du FPI, fonction qu’il n’a jamais exercé au sein de cet établissement, il se présente aujourd’hui comme « lanceur d’alerte » pour alléguer, à travers les médias, des propos et des faits dont personne, au FPI, n’a connaissance.

Kitangala avait été débouté dans ses accusations contre Kitebi

Kitangala accuse de nouveau le DG du FPI de détournement des fonds sans avancer la moindre preuve Kitangala et nie avoir fait la prison à la suite d’une plainte initiée par les avocats de Patrice Kitebi. Cette action avait été initiée par les avocats de ce dernier en date du 14 mai 2019 au Parquet général de Kinshasa/Matete. Le plaignant accusait Kitangala de calomnie et de diffamation par ses propos de nature à nuire à sa réputation et son honneur auprès des hautes autorités du pays et du public.

Joseph Kitangala avait, en effet, multiplié des correspondances au chef de l’Etat ainsi qu’aux membres du Gouvernement de l’époque, dont celui de l’Industrie – tutelle du FPI – pour des propos contenus dans ces différentes lettres ainsi que des déclarations dans la presse. Et cette action  judiciaire venait à la suite de celle de Kitangala contre le FPi et son Directeur général. Il en avait, cependant, été débouté pour absence de preuves à ses allégations. La dernière décision à ce sujet remonte au 15 avril 2019 tel que l’atteste la lettre RI 1127/PG/2019/LUK du Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe qui avait classé sans suite la plainte de Kitangala contre le DG Kitebi et maitre Mbweshangol pour faits non établis.

La plainte de Kitebi confirmée et Kitangala arrêté

Suite donc à la plainte de Kitebi, Joseph Kitangala va être arrêté et placé Kitangala sous mandat d’arrêt provisoire le 10 juin 2019 dans la cause enrôlée sous RMP 1149/PG.023 b/JMK. Et le 13 juin 2019 le Tribunal de Paix de Kinshasa/Matete va confirmer cette détention préventive à Makala en poursuivant Kitangala pour dénonciation calomnieuse et diffamation, infractions prévues et punies par les articles 74 et 76 du code pénal livre II.

Ce n’est pas tout. Le 1er juillet 2019, le Procureur Général de Kinshasa/Matete va revenir à la charge par sa lettre 3618/RMP.1149/PG.23b/JMK/2019. Dans celle-ci, l’organe de la loi formule une requête aux fins de fixation d’audience dans cette affaire avec pour prévention «avoir méchamment et publiquement imputé à autrui un fait précis qui est de nature à porter atteinte à son honneur ou à sa considération ou à l’exposer au mépris public». Et sous le RP 33293, le Président du Tripaix Matete va fixer l’affaire répressive à l’audience du 17 juillet 2019.

Et malgré la demande de mise en liberté provisoire au cours de cette audience, le Tribunal de céans va, par une ordonnance en date du 23 juillet de la même année rejeter cette demande et maintenir le prévenu en détention préventive. Le tribunal considère, en effet, l’existence dans son chef des indices sérieux de culpabilité. De plus, le prévenu avait été appréhendé par avis de recherche, de sorte que sa fuite était à craindre. La liberté provisoire risquait donc d’entraver le cours de l’instruction.

Kitangala devant un cas de récidive, la justice interpellée

Bénéficiant enfin d’une liberté provisoire      après paiement d’une caution, Joseph Kitangala a repris son entreprise de sape contre Patrice Kitebi. Alors qu’il est toujours incapable de produire l’attestation d’aviseur lui délivrée par le FPI pour prétendre avoir droit à une quelconque rémunération, il a, cette fois-ci, changé de stratégie en se faisant passer pour un lanceur d’alerte, mais toujours sans preuve de ses allégations. On se trouve donc en face d’un cas de récidive qui devrait interpeller la justice afin qu’elle tranche définitivement cette affaire dans le sens qui s’impose.

Ceci est d’autant plus impérieux que ces actions de sape paraissent bien calculées et préméditées puisqu’intervenant en cette période de tractations pour des mises en place au sein du portefeuille de l’Etat. Une période souvent exploitées pour diaboliser les mandataires afin de les faire éliminer.

JEK

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