Créances FPI : Kin Kiey avait usé de faux pour soustraire sa villa de la vente

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Ce n’est, décidément, pas de sitôt que l’on en finira avec la saga judiciaire autour de la créance due au FPI par Tryphon Kin Kiey Mulumba et ses établissements Finance Press Group (FPG). Alors que le dossier culmine déjà avec la vente aux enchères de sa villa – annoncée pour le 17 juin prochain – de nouvelles révélations mettent à la lumière les méthodes exploitées par le débiteurs KKM pour se soustraire de l’étau de la justice.

KKM avait loué une femme pour faire tierce opposition contre la vente de sa maison

L’on apprend encore que Kin Kiey Mulumba avait tenté le faux et usage de faux dans l’espoir de soustraire sa villa de Binza Upn à la vente aux enchères décidée par le Tribunal de commerce de Kinshasa. Des sources judiciaires qui ont requis l’anonymat rapportent, en effet, que le débiteur Kin Kiey avait loué les services d’une femme présentée comme son épouse pour que celle-ci fasse tierce opposition contre cette décision de justice.

La tierce opposition est une voie de recours qui permet à un tiers qui justifie d’un intérêt de faire à nouveau statuer en fait et en droit sur les points jugés de la décision qu’il critique.

La vraie femme de Kin Kiey revient au galop pour stopper la cabale

Mal lui en prit, car sa vraie épouse, informée de la cabale, va se manifester pour faire opposition à cette fausse tierce opposition. De Waterloo, en Belgique, où elle vivait, Mireille Ngingi Mpanza, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, va saisir le Président du Tribunal de commerce par lettre datée du 20 décembre 2020 réceptionnée à l’office du destinataire neuf jours plus tard.

Mireille Ngingi s’identifie donc comme épouse de KKM, quoiqu’étant alors en instance de divorce. Elle dit être informée de l’affaire RCE 6501/v et fait part de son étonnement de n’en avoir pas été informée alors que ses intérêts y sont en jeu. De ce fait, elle commet un avocat chargé de suivre l’affaire « en usant de toutes les voies légales afin de sauvegarder mes intérêts ».

Elle demande aussi au DG du FPI, qui la lit en copie, de « veiller à ce que mes droits soient sauvegardés dans le règlement définitif de ce litige (…). Et pour ne pas faire les choses à moitié, Mireille Ngingi signe une procuration spéciale en faveur de son avocat pour suivre l’affaire.

Kin Kiey Mulumba se retrouve ainsi dos au mur et voit déjà sa villa, l’unique demeure qu’il aurait à Kinshasa, s’en aller et ne lui laissant plus que l’alternative d’un SDF. Terrible !

Les traces des dépôts sur le compte de KKM chez TMB retrouvées

Mais ce n’est pas tout. Comme pour éventer toutes les turpitudes de KKM, les avocats du FPI réussiront, eux, à trouver la preuve de l’approvisionnement du compte n° 12010036601-31 ouvert dans les livres de la Trust Merchant Bank (TMB) appartenant à Tryphon Kin Kiey Mulumba. Dans leur lettre du 25 mars 2021, Arsène Ntambuka et Wasongolwa Diawaku confirment à l’avocat conseil du FPI les approvisionnements de ce compte dans la période du 22 au 31 octobre 2009 « à la suite de quatre (4) avis de crédit en compensation et un (1) virement par la requête du FPI.

Le montant global qui tombe sur le compte de KKM est de FC 367.898.700 représentant à l’époque plus ou moins 420.000 Usd. Et il faut souligner que dans sa lettre, la TMB indique que ce compte appartient à Kin Kiey Mulumba. Et se souvenir aussi que les Ets FPG ont la même personnalité juridique que Kin Kiey Mulumba.

Cette nouvelle dimension des faits vient ainsi balayer le questionnement de KKM d’hier mardi dans lequel il tentait de nier la propriété de ce compte qu’il avait lui-même communiqué au FPI.

Nul ne peut donc se prévaloir de ses propres turpitudes.

JEK

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