En mission de supervision à Lubumbashi, le Directeur général adjoint du FPI, Blaise Mastaky, a visité la Cité des Jeunes Don Bosco. Entre satisfaction du travail accompli et défis liés aux équipements, cette visite met en lumière une ambition plus large : celle de relier efficacement formation et financement, grâce au lancement annoncé d’un véhicule financier à l’échelle nationale.
Sur le terrain, le constat est globalement satisfaisant. Le travail abattu par les encadreurs a été salué, tout comme l’engagement des formateurs et la motivation des apprenants. L’organisation des filières et la dynamique pédagogique témoignent d’un dispositif opérationnel, orienté vers l’acquisition de compétences concrètes.
Cependant, cette performance reste fragilisée par une contrainte de taille : l’état des équipements. Dans plusieurs ateliers, les matériels apparaissent vétustes, parfois inadaptés aux standards techniques actuels. Une situation qui pourrait, à terme, affecter la qualité des formations et limiter la compétitivité des jeunes sur le marché.
Mais au-delà de ces défis matériels, un autre enjeu, plus structurant encore, se pose : celui de l’accès au financement. Car former ne suffit plus. Encore faut-il permettre aux jeunes de transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus.
C’est dans cette optique que s’inscrit le projet de mise en place d’un véhicule financier à l’échelle nationale, porté par le FPI. Ce mécanisme innovant ambitionne de lever les barrières d’accès au financement, en particulier pour les jeunes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises. Il vise à dépasser les modèles classiques, souvent inadaptés, pour proposer des solutions plus souples, inclusives et orientées vers la production.
Concrètement, ce véhicule financier se veut un instrument stratégique capable de mobiliser des ressources, de les canaliser vers des secteurs porteurs et d’accompagner les bénéficiaires dans la structuration de leurs projets. Il constitue ainsi un maillon essentiel dans la chaîne de valeur de l’entrepreneuriat, en assurant la jonction entre formation et insertion économique.
Dans ce contexte, des structures comme la Cité des Jeunes Don Bosco apparaissent comme des incubateurs naturels de talents. Leur potentiel est indéniable. Avec un appui en modernisation des équipements et un accès facilité aux financements, elles pourraient évoluer vers de véritables pôles d’excellence.
La visite du DGA Blaise Mastaky prend alors tout son sens : elle illustre une approche intégrée, où l’État ne se limite plus à former, mais s’engage à créer les conditions réelles d’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
Entre consolidation des acquis et mise en place d’outils financiers innovants, la RDC amorce un tournant décisif : celui d’un écosystème où formation et financement avancent enfin de concert pour transformer durablement le potentiel de sa jeunesse en moteur de croissance.
