REFUS DES ELECTIONS : LES PREUVES DES RADICAUX

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Passés maîtres en contestations et préalables, les radicaux de l’opposition se sont aussi distingués par une absence totale de contribution au règlements des différents écueils à la bonne tenue des élections, démontrant par là le peu d’intérêt qu’ils ont à les voir se tenir. Par exemple, sans proposer d’alternative valable, ils rejettent la machine à voter qui est venue pourtant régler le problème des finances pour tenir le délai des élections.

Cela ne surprend plus personne, et c’est devenu comme dans l’ordre normal des choses : chaque fois qu’un pas est franchi vers la tenue effective des élections, les radicaux de l’opposition se manifestent toujours, soit par des contestations, soit par des préalables. L’ouverture, par la CENI, des bureaux de réception et de traitement des candidatures pour les provinciales ne fait pas exception.

Presqu’en chœur, et comme s’ils s’étaient passé la consigne, les différents états-majors de l’opposition radicale ont entonné le même couplet : pas de machine à voter, pas des doublons ni des sans empreintes, pas de Jean-Pierre Kalamba à la CENI, décrispation politique, etc. Bref, rien de nouveau, sinon la même antienne régulièrement utilisée comme une embuscade sur la voie ferrée pour faire dérailler le train des élections.

Dans le fond, les contestataires invétérés ont conscience de l’irréversibilité du processus électoral et tentent, si pas de faire arrêter ce processus pour d’autres logiques extra-démocratiques, en tous cas de se préparer à contester, le moment venu, les résultats des élections. Martin Fayulu a été plus explicite sur ce dernier cas de figure.

Cependant, lorsque l’on examine l’ensemble de ces préalables, l’on constate, tout compte fait, que les contestataires n’ont jamais apporté des propositions concrètes pour lever certains d’entre eux de manière consensuelle. C’est le cas, par exemple, de la machine à voter qui est une réponse à l’épineuse question des finances que la CENI avait posée lors des négociations du centre interdiocésain, et cela en rapport avec le timing que les politiciens imposaient pour la tenue des élections.

Corneille Nangaa avait, en effet, soumis aux politiciens le schéma critique de ces élections que les politiciens appelleront plus tard Peugeot 504. Jusque lorsque la centrale électorale trouvera la formule de la machine à voter qui fait économiser plus d’une centaine de millions de dollars et fait rentrer l’ensemble du processus dans le timing imposé par les politiciens. Or, en contestant cette machine sans aucune démonstration tangible des vices qu’on lui attribue, les radicaux de l’opposition veulent ramener le processus au bulletin de vote en papier sans apporter la moindre solution quant aux moyens financiers qui soutiendraient cette opération et au timing nécessaire pour la production graphique de ces bulletins après les listes définitives des candidats, la passation des commandes, l’impression, la livraison et le dispatching.

L’on en dirait autant des doublons et autres enrôlés sans empreintes qui ont été découverts lors de l’audit du fichier électoral que la CENI avait consenti dans le planning de ses activités pour démontrer sa transparence. Après le constat de ces anomalies et les recommandations de l’OIF, l’on avait espéré que les radicaux de l’opposition, qui avaient des délégués lors de l’audit du fichier, apporteraient des propositions pour régler cette question. A la place, ils en font un élément de contestation dans leur discours politique pour démontrer le peu de volonté qu’ils ont d’aller aux élections.

En démocratie, une formation politique digne de ce nom se distingue par sa force de proposition, surtout lorsqu’elle se pose en alternative. Le contraire ne serait autre chose que, soit le déficit de l’imagination, soit la volonté délibérée de bloquer systématiquement les choses. Dans le cas d’espèce, l’on est manifestement en face d’un bloc de mauvaise foi de ceux qui ne sont à l’aise que dans des eaux troubles.

Or l’apaisement tant invoquée commence par la sérénité des esprits. Mais ce à quoi jouent les radicaux de l’opposition est largement aux antipodes de cet apaisement. Simplement parce qu’ici, personne n’a vraiment envie d’aller aux élections…

Pascal Debré Mpoko

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