LUBAYA PRÉSENTE LES PRÉMICES POUR UNE TRANSITION

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Dans le but de créer les conditions d’une implication de son mentor, Moïse Katumbi au processus électoral, Lubaya suggère un agenda pour des négociations qui doivent aboutir à une transition qui renverrait sine die les élections. Tout cela pour rendre le processus électoral « inclusif » en faveur de Katumbi qui, pourtant, doit bien répondre de plusieurs préoccupations devant la justice congolaise qu’il a snobée sous prétexte de soins médicaux à l’étranger…

Claudel André Lubaya, Président du parti politique Union Démocratique africaine originelle (UDAO) et de la plate-forme Alliance des Mouvements du Kongo (AMK) – tous membres du mouvement « Ensemble » qui soutient la candidature de Moïse Katumbi, a publié ce mardi 21 août 2018, une tribune dans laquelle il lance un appel au rassemblement de l’opposition pour renforcer les chances de gagner aux élections. Du moins officiellement.

Lubaya considère que la bataille dans laquelle ses pairs de l’opposition s’engagent déjà sur les programmes et les chiffres, est une distraction qui les détourne « l’objectif principal qui est celui d’arracher, grâce à son unité et à la mobilisation populaire, des élections démocratiques et transparentes ».

Pour lui, la vrai bataille du «peuple et les autres forces du changement » (lesquelles ?) devrait porter sur : « 1. la restructuration de la CENI avec pour conséquence la mise à l’écart de la machine à voter et la stérilisation du fichier électoral; 2. la décrispation de l’espace politique avec pour conséquence la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la cessation des tracasseries judiciaires, fiscales et administratives contre les dirigeants et militants de l’opposition et les activistes de la société civile, la libéralisation de l’accès aux médias publics, etc.; 3. la mise en place d’un cadre de concertation opposition – FCC – société civile devant assurer le monitoring du processus; 4. l’engagement solennel des forces armées, de la police et des renseignements à observer la neutralité avant, pendant et après le processus et à en respecter les résultats en se soumettant aux autorités élues; 5. l’implication de la communauté internationale dans toutes les étapes du processus, etc. ».

Ce calibrage des préoccupations qui, selon Claudel Lubaya, devrait concerner l’opposition, n’a pas les dupes les observateurs, surtout dans le contexte actuel et lorsque l’on connaît les couleurs katumbistes de Lubaya. En effet, ces différents points ne constituent pas autre chose que l’agenda des nouvelles négociations politiques que certains milieux de l’opposition distillent en vue de l’instauration d’une transition qui renverrait les élections sine die. Lubaya semble bien malin pour cacher sa démarche qui se situe clairement au point 3, à savoir : « la mise en place d’un cadre de concertation opposition – FCC – société civile devant assurer le monitoring du processus ».

Lorsque l’on sait qu’un tel cadre de concertation majorité-opposition-société civile existe autour de la Ceni, mais également dans le cadre du CNSA, l’on comprend bien que le réclamer une nouvelle fois ne ramène à rien d’autre que cette fameuse transition pour « un processus inclusif », cet adjectif « inclusif » faisant allusion à Moïse Katumbi qui se considère comme étant exclu du processus électoral. Les observateurs sont d’autant plus convaincus de cet appel du pied pour une nouvelle transition que les katumbistes croient dur comme fer que la CENI ouvrirait de nouveau ses BRTC pour enregistrer la candidature de Katumbi et de ses courtisans ayant librement lié leur sort politique à la sienne.

Cependant, l’on peut bien se demander dans quelle mesure une telle transition serait possible à ce stade des élections qui concentrent désormais l’attention de tout le monde, aussi bien le Gouvernement que les protagonistes directs et même les partenaires extérieurs qui ne cessent de féliciter la RDC pour les avancées de son processus électoral.

PDM

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