INCESSANTS RAPPORTS DU BCNUDH OU L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

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Une fois encore la tradition, pour le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme(BCNUDH), de documenter les violations des droits de l’homme en RDC au cours d’un mois a été respectée. Selon le rapport de cette instance onusienne publié le lundi 29 avril, 491 violations des droits de l’homme auront été commis dans le pays de Simon Kimbangu, un nombre dit en légère baisse en comparaison avec les chiffres du mois de mars 2019 où 495 violations ont été commises.

L’on se demande ce que vise au fond le BCNUDH qui se fait un point d’honneur de publier mensuellement des rapports du type sur la RDC. Le lieu de nous interroger si cette tradition onusienne se réalise dans tous les pays du monde, surtout en Israël, aux USA ou dans les autres alliés de ceux-ci. Les rapports sur les viols des droits de l’homme auraient-ils un soubassement inavoué et ignoré du grand public ?

Un début de réponse nous est donné lorsqu’on examine certaines attitudes des puissances occidentales. Un cas classique est celui de Donald Trump, le Président en exercice des USA, qui avait énergiquement menacé d’investir militairement la Cour pénale interantionale (CPI), si sa Procureure Fatou Bensouda persistait à demander des enquêtes sur les violations des droits de l’homme perpétrées par les militaires américaines en Afganistan. La littérature abonde en exemples des cas des violations des droits de l’homme par les militaires américains et ceux d’autres puissances occidentales déployés dans le monde : Libye, Syrie, Irak, Yemen, Iran, etc. Mais jusqu’ici, jamais on ne mène des enquêtes sur ces violations, ni on ne voit le BCNUDH établir des rapports mensuels sur les atrocités violations des droits de l’homme des USA et alliés.

Force est de trouver cet article dans la charte secrète dite de l’impérialisme. En effet, l’article 10 de  cette charte stipule que « Là où il y a nos intérêts (des USA et alliés), les pays du tiers-monde n’ont pas de droit, dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international. ». En vertu de leurs intérêts, les USA et alliés marchent sur la loi et le droit international dans leur déploiement impérialiste, perpétrant violations en nombre incalculable de droits de l’homme dans les pays du tiers-monde ciblés par eux, y provoquant guerres et autres situations explosives où des graves violations voire des crimes contre l’humanité et génocides sont commis. Ecrivains et journalistes d’investigations de ces mêmes pays occidentaux accusent les horreurs satanées de leurs patronats et gouvernements dans la quête de la prépondérance et des intérêts mercantilistes.

D’ailleurs l’article 14  de la même charte déclare qu’ « On ne parle pas de génocide, de massacre ni des « crimes de guerre » ou des « crimes contre l’humanité» dans les pays où nos intérêts sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important »,  que « Notre devoir ( celui d es USA et alliés) est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les « Missions » de «Nations-Unies », selon l’article 25 de la dite chartre, et qu’enfin , selon l’article 28, « Les dirigeants des puissances occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêtés ni incarcérés par les cours et tribunaux de l’« ONU », même s’ils commettent des « crimes de guerre », de « génocide » ou des « crimes contre l’humanité ».

L’analyse  de cette matière devient plus intéressante encore loprsque la même charte dévoile, en son article 11, que « La liberté d’expression, la liberté d’associations et les droits de l’homme n’ont de sens que dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté. ». Ainsi, les droits de l’homme sont défendus par eux, non pas pour faire véritablement leur promotion à travers le monde, mais dans un but prédateur. Ainsi, tout dirigeant qui entrerait dans leur collimateur pour insurbordination face eux ou résistance à leurs oukases et injonctions verra débarquer dans son pays des ONGDH financées par le Trésor américain directement ou indirectement ou via les Nations unies pour établir les rapports des violations des droits de l’homme dans son pays afin qu’il soit diabolisé avec possibilité de le traîner devant la CPI au finish. Les puissances occidentales n’acceptent pas envoyer leurs citoyens et dirigeants à la CPI. Aussi ont-elles réfusé de ratifier le Statut de Rome qui la crée. Mais via le Conseil de sécurité des Nations unies, ces puissances ont la latitude d’y envoyer n’importe qui ils veulent punir après l’avoir faussément accusé de violer les droits de l’homme dans son pays.

Si donc aujourd’hui, après que Joseph Kabila, le  souverainiste, est parti de la magistrature suprême, le BCNUDH continue à dresser ses rapports mensuels, il s’agit d’un message à l’actuel régime congolais qui doit collaborer de manière à assurer aux USA et alliés leurs intérêts en RDC tels que voulus par eux. Autrement, les armadas actuellement couvantes comme les ONGDH et les mouvements citoyens qui font actuellement de la diversion vont passer à l’offensive contre le régime Fatshi. Si déjà ce régime leur a assuré leurs intérêts, ces rapports auront tendance à produire des améliorations dans le sens de la dimunition du nombre des violations pour que les puissances prédatrices de l’Occident, comme on le voit déjà, en fassent autant d’alibis pour investir en RDC ou soutenir le régime collaborateur.

Les rapports du BCNUDH sont réalisés dans un but impérialiste inavoué. Justice serait faite si cette instance onusienne faisait ces rapports dans tous les pays du monde et si les puissances occidentales ratifiaient le Statut de Rome pour que les violeurs des droits de l’homme parmi ses patronats et officiels voire régimes répondent aussi de leurs actes devant cette juridiction. D’ailleurs, ces violations restent importantes seulement dans les zones rouges de la RDC où les multinationales de ces puissances instrumentalisent des milices pour faire main basse sur les richesses minières de la RDC.

Samy BOSONGO

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