Félix Tshisekedi dans le Nord-Kivu : Adieu la vérité des urnes

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La politique, l’adhésion populaire à un leader politique, la vie, bref tout est dynamique dans l’existence. Le combat ou les gesticulations pour la fameuse chanson postélectorale de Martin Fayulu sur la vérité des urnes l’est aussi. Après sa visite dans le pays de Michael Jackson où il a rencontré plusieurs officiels américains et autres belges au nombre de qui le vice Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères belges, Didier Reynders, qui, après s’être entretenu avec Félix Tshisekedi, a déclaré : « Nous devons tourner la page des élections au Congo et regarder comment nous pouvons soutenir le changement… Ce que nous essayons de faire maintenant, c’est examiner comment nous pouvons contribuer à de réels changements et à des évolutions positives pour la population congolaise », le combat au-delà des frontières congolaises pour la vérité des urnes était fini. La fin de ce combat a été aussi constatée dans les murs congolais, le mardi 16 avril 2019, à l’arrivée du Président Tshisekedi à Béni ou en chœur la foule immense qui s’est formée pour l’accueil du nouveau magistrat suprême de la RDC chantait et criait : « Baba utusamehe », comme pour dire : « Père, pardonne-nous » !

Pourtant lors de la campagne, intoxiquée qu’avait été, cette même foule s’était montrée hostile au successeur de Joseph Kabila. L’on disait alors que cette partie du pays était acquise à Martin Fayulu qui, si le scrutin présidentiel s’y était organisé le 30 décembre 2018, aurait raflé tous les suffrages. L’on comprenait que faisant partie de la plateforme trompe-l’œil Lamuka, Mbusa Nyamwisi, leader local, avait abattu un travail de sape contre les challengers du candidat de Lamuka audit scrutin présidentiel. Avant le passage de Fatshi dans ce coin du pays, Martin Fayulu avait fait une croisade explicative, ou plutôt intoxicatrice, pour raviver la flamme du combat de la vérité des urnes en sa faveur. De la peine perdue, car le peuple qui avait été arrosé du chant de cigne caractéristique du syndrôme d’un mauvais perdant, a agi bien à l’opposé de ce qu’on attendait de lui. Normalement, on pourrait appréhender qu’un tel peuple réserve un mauvais acceuil au chef de l’Etat. Mais tant s’en faut, c’est le chant de la demande de miséricorde qui a été entoné, preuve indéniable que ce peuple ne s’approprie pas le combat pour la vérité des urnes de Martin Fayulu.

Une attitude d’espoir pour les Congolais du Nord-Kivu longtemps suppliciés par l’activisme des forces négatives dont plusieurs actuellement, dans l’espace Kivu tout comme dans le Katanga, se rendent spontanément  aux forces loyalistes de la RDC en vue de la paix et de la stabilité dans une dynamique du changement, conséquence de l’évolution politique dans le pays. A quoi aura servi la longue bélligérance sinon qu’à désemparer le peuple de cette partie du pays ? Les Lubas du Kasai où ont sévi les miliciens de Kamwena Nsapu en savent quelque chose, ayant été contraints à l’errance loin de leurs milieux de vie habituel où ils ont enduré toutes les peines de l’existence.

L’heure a sonné pour la paix en RDC et où même si quelqu’un a des raisons de fairer la guerre, il doit se taire pour privilégier l’essentiel : la cohésion nationale afin que tous les Congolais se  serrent les coudes pour réussir la grande guerre de l’émergence de la RDC. On attend que dans les autres coins du pays où les messages de haine et  de haine tribale a  été inoculé dans les têtes de gens, ceux-ci emboitent le pas aux peuples de Béni qui, eux, savent par l’expérience et portent dans leurs corps, les affres des antagonismes durables qui se traduisent par une belligérence pérenne.

Samy BOSONGO

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