FCC-CACH, UNE COALITION VOUÉE A LA MORT PRÉCOCE ?

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Ceux qui se bornent à ne voir dans la réaction de certaines sensibilités de l’UDPS depuis la plénière du vendredi 7 juin de l’Assemblée nationale lors de laquelle il a été débattu de la problématique des ordonnances du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, nommant les cadres des entreprises publiques, notamment la SNCC et la Gécamines, qu’une réaction  de leur part pour défendre leur leader doivent, vu l’allure actuelle de  la situation, élargir leur vision.

Les manifestations du lundi 10 juin au Palais du peuple des militants de l’UDPS s’incrustant dans les débats parlementaires pour imposer leur seule optique de même que l’attaque d’un siège du PPRD de ce mardi 11 juin à Lubumbashi par des militants venus avec la détermination de tout saccager prouvent qu’il y a une intelligence bien plus stratégique et ingénieuse derrière ce qu’on croit être des manifestations spontanées. Il s’agit d’une entreprise subtile visant à tordre le coup à une coalition dont les impérialistes intéressés à la RDC ne veulent pas, mettant à contribution des complicités au sein du CACH, voire du FCC.

Les manifestants réclament la dissolution de la coalition FCC-CACH, sans s’arrêter sur les conséquences d’un tel divorce. On rentrerait à la cohabitation classique ou à la française qui ne profiterait pas au CACH, à moins que l’on pousse le Président Félix Tshisekedi à agir en dictateur et anticonstitutionnellement pour dissoudre le Parlement ou pour neutraliser la force politique du FCC. Encore faut-il qu’il ne revienne qu’au seul président de dissoudre le Parlement, car constitutionnellement le Parlement réuni en congrès et au 2/3  de ses membres peut aussi destituer le Chef de l’Etat s’il est mis en accusation. Si ces deux institutions s’attaquent mutuellement, on risque de connaître des troubles dans le pays et cela peut nous ramener à ce que le pays avait vécu en 1961  entre Kasa-Vubu, sous l’impulsion des néocolonialistes, et Lumumba ; ainsi qu’en 1965 entre Kasa-Vubu et Moïse Tshombe. Des situations dont Mobutu, agent des impérialistes  occidentaux   actifs au Congo, a profité pour prendre le pouvoir.

Qu’il s’agisse des relations entre acteurs en présence ou de la prise en compte des critères de commodité de la gestion du pays, il est avantageux, surtout pour le CACH qui a sorti le numéro un du pays, à garder intacte la coalition et à laver, le cas échéant, le linge sale en famille et avec manières. Quel est donc cet irréfléchi ou ce novice politique dans les deux camps qui ne sait pas  que les impérialistes ne veulent pas de cette coalition telle qu’elle a été appelée par Joseph Kabila lors de son dernier discours à la nation du 23 janvier dernier en tant que chef de l’Etat ? « Une coalition contre les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contrepartie pour nos enfants. Coalition pour défendre, y compris au prix du sacrifice suprême, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays. Coalition pour une prospérité partagée et une cohésion nationale chaque jour renforcée. Coalition pour parfaire les chantiers en cours et en ouvrir d’autres plus ambitieux dans le domaine des infrastructures, du développement agricole, de la transformation locales de nos ressources naturelles, du renforcement de notre leadership sur le continent et sur le marché mondial des minerais stratégiques. Bref une coalition pour un Congo fort et prospère », avait dit Joseph Kabila. Et Fatshi a dit la même chose que lui dans son discours d’investiture quand il affirmait que «…la rente minière  ‘doit participer’ à hauteur de 45 % de nos recettes. Ce qui est la norme dans les pays en situation identique »

Ainsi définie, une telle coalition ne peut pas plaire aux impérialistes occidentaux intéressés à la RDC, car létale ou dangereuse pour leurs visées et intérêts dzans ce pays à destabiliser à tout prix pour bien le contôler. Aussi baratinent-ils Félix Tshisekedi après l’échec de Martin Fayulu sur qui ils ont d’abord misé et instrumentalisent-ils leurs larbins nationaux pour phagocyter la coalition FCC-CACH.

Quel est donc ce chef d’Etat au monde qu’on n’injurie ou qu’on ne critique pas ? En France, Emmanuel Macron en sait quelque chose. Joseph Kabila en aura vu de toutes les couleurs. Pourquoi, quand Félix Tshisekedi lui-même ne s’en plaint pas, les militants de l’UDPS,  avec tout ce que les gens peuvent dire sur leurs actions, ont-ils osé mener des actions, somme toute, indélicates ou incongrues? Loin de nous l’aberration de cautionner les injures contre l’autorité suprême du pays.

Comment les intelligences avertis du CACH instruisent-elles leurs militants sur les enjeux géopolitiques de la présence de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC ? C’est maintenant le moment où elles doivent montrer qu’elles sont ressourcées et perspicaces au point de manifester leur nationalisme et patriotisme en oeuvrant pour que le plan impérialiste ne s’exécute pas en RDC. Comment tirera-t-on 45 % des ressources de notre loi des finances de la rente minière si nous ne tirons rien de l’exploitation de nos minerais ? On connaît bien ceux qui veulent diviser les Congolais pour bien les dominer, les contrôler et piller les richesses de leur pays.

Nathan MBISA

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