GECAMINES ET SNCC : POURQUOI WIVINE MUMBA RÉSISTE

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Plus de 45 jours après la signature des ordonnances présidentielles, la ministre du Portefeuille tarde à signer, à son tour, les notifications pour l‘entrée en fonction des nouveaux promus. Cependant, des sanctions censées s’imposer en pareille situation ne tombent point. Conclusion : il y a bien des problèmes qu’il faut chercher dans et avec les fameuses ordonnances que la rue n’a, manifestement, pas réussi à sauver…

Plus de six semaines se sont écoulées depuis la nomination, par ordonnances présidentielles, de nouveaux membres des conseils d’administration et des comités de gestion à la Gécamines et à la Sncc, sans que ces ordonnances ne soient mises en application. Le ministère du Portefeuille, actuellement en charge de Wivine Mumba Matipa, a, en effet, la responsabilité de notifier les personnes promues avant la remise et reprise qui leur permettrait d’entrer en fonction.

Six semaines se sont donc écoulées sans que Wivine Mumba ne s’exécute, mais sans, non plus, que des sanctions soient prises à son encontre pour cette attitude qui s’apparenterait à de la rébellion contre l’autorité suprême de l’Etat. Interrogé sur la question lors de sa toute première conférence de presse, le Président Félix Tshisekedi s’est contenté d’assurer que ses ordonnances seront appliquées, sans, cependant, indiquer plus de détails. Avant cela, il avait fait savoir qu’il n’y avait pas d’urgence particulière sur ce dossier.

D’où la question que se pose plus d’un observateur : pourquoi la Ministre du portefeuille traîne-t-elle pour exécuter les ordonnances du chef de l’Etat, et pourquoi n’est-elle toujours pas sanctionnée ? Certains observateurs renvoient la question à la problématique même de la régularité de ces ordonnances qui avait fait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale, débat qui avait failli provoquer une crise politique entre le FCC et l’Udps/CACH, au motif que le Chef de l’Etat étant irresponsable face à la représentation nationale, il n’est soumis à aucun contrôle. Si la crise avait été évitée de justesse, il n’en a jamais été du sort des ordonnances à la régularité querellée.

L’on rappelle, en effet, que, contrairement aux dispositions de la Constitution, ces ordonnances ont été prises en l’absence d’un Conseil des ministres qui devait préalablement en délibérer. On rappelle aussi que ces ordonnances, du moins leur première version, ne portaient pas le contreseing du Premier ministre comme l’exige également la Constitution. La ministre du Portefeuille se fait-elle à ce point légaliste pour ainsi se cabrer ? Rien n’est ni moins ni si sûr, même si l’on sait que Wivine Mumba Matipa à une juriste. Ministre sortante, elle a également eu à gérer le portefeuille de la justice et garde des sceaux.

A ce titre, estime encore les observateurs, il ne serait que normal qu’elle ait à poser, à qui de droit, des questions qui s’imposent avant d’engager sa responsabilité juridique. Or, son patron de Premier ministre est, comme elle, en affaires courantes. Tous les deux, et l’ensemble du gouvernement d’ailleurs, l’étaient également au moment où se prenaient les ordonnances dont question.

Dans tous les cas, nul ne sait vraiment ce qui fait retarder la mise en exécution des ordonnances du chef de l’Etat, et nul ne sait non plus pourquoi le même chef de l’Etat ne s’assume pas pour affirmer son autorité. Ce qui conduit à conclure qu’il y a bien un problème à clarifier et qui ne serait pas à chercher dans la spéculation qui s’insinue déjà au sujet de ce que pourra être le ménage FCC-CACH au sein des institutions. Surtout que dans le lot des nouveaux promus ou maintenus se compte un nom, Albert Yuma pour ne pas le citer, qui a longtemps fait couler l’encre et la salive

Un certain nombre de questions se posent donc, et méritent des réponses…

JEK

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