Transition politique : les mesures conservatoires asphyxient l’économie

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Les fournisseurs et autres prestataires de service se plaignent des mesures conservatoires arrêtées par le chef de l’Etat depuis la démission du Gouvernement Ilunkamba. Détenant des créances sur l’Etat à travers ses entreprises, ministères et services publics divers, les opérateurs économiques, surtout des petites et moyennes entreprises, et même des personnes physiques, ont du mal, depuis bientôt un mois, à recouvrer leurs créances.

Plusieurs restrictions ont, en effet, été édictées par le nouveau Directeur de cabinet et répercutées par le Premier ministre vers les différentes entités à travers le pays. Parmi ces restrictions se trouve le contrôle strict des dépenses. Et en plus de ces mesures, des inspecteurs de l’IGF ont été affectés dans les entreprises publiques et des services d’assiette pour assurer leur observance.

Depuis lors, plus qu’un contrôle des dépenses, les créanciers de l’Etat ne voient plus rien tomber. Déjà gravement affectés par les effets de la pandémie du covid-19 qui a occasionné un dangereux ralentissement de l’activité économique, la rétention des créances constitue, selon eux, une nouvelle épreuve qui risque d’amener nombre d’entre eux à mettre la clé sous le paillasson. Ils se disent d’autant plus désabusés que la plupart d’entre eux détiennent des créances vieilles de plusieurs mois bien avant la démission du Gouvernement.

Dans certaines entreprises, ils se font dire que le paiement des créances avait déjà été apprêté lorsque ces mesures conservatoires sont tombées et quand les inspecteurs des finances ont été largués dans ces entreprises.

Ces petits opérateurs se tournent vers le chef de l’Etat pour lui rappeler son engagement à créer une classe moyenne en RDC. Tout en reconnaissance la pertinence des mesures conservatoires arrêtées, ils sollicitent une reconsidération de ces mesures pour permettre aux entreprises et autres services publics d’assouplir leur application et de payer les créances existantes et certifiées afin de leur permettre de poursuivre leurs activités. Sans quoi, préviennent-ils, ils pourraient être amenés à mettre des travailleurs en congé technique jusqu’à nouvel ordre.

JDW

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