PROGRAMME DE L’OPPOSITION A L’ASSEMBLÉE : LE BOYCOTT

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Depuis les travaux du bureau provisoire jusqu’à l’ouverture, ce lundi 16 septembre 2019, de la troisième législature de la troisième République en passant par la session spéciale, l’opposition à l’Assemblée nationale excelle en une chose : son manque, jusque maintenant, au rendez-vous avec l’histoire. En effet, outre sa participation à l’installation du bureau provisoire et à la validation des mandats – du reste passée en deux temps -, cette opposition réunie au sein de Lamuka a zappé le reste des rendez-vous jugés essentiels.

Tenez : l’opposition a refusé de participer à l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale au simple motif qu’elle n’aurait pas obtenu gain de cause quant au quota qu’il y estimait avoir droit. Elle a également refusé de participer au débat sur le programme du Gouvernement et à l’investiture celui-ci pour une question de multiplicité ( ?) des documents qui étaient pourtant distribués à tout le monde et pas qu’aux députés de l’opposition.

Pour l’ouverture de la session budgétaire de septembre 2019, elle s’est déclarée insatisfaite du discours d’ouverture de la Président Janine Mabunda. En effet, selon le député MLC, la présentation aurait brillé par l’aridité quant à son fonds. « Sur le plan de la forme, ce discours paraît alléchant, mais il y a une crise sérieuse de fond. J’aurai bien voulu comme c’est la session budgétaire qui s’ouvre, qu’il y ait des perspectives, des orientations générales de sorte que le gouvernement s’inscrive dans ces dernières, s’harmonise avec l’Assemblée nationale et nous propose un budget ambitieux. Mais je n’ai pas entendu ça d’elle », a-t-il déclaré, épousant par-là l’avis de bien d’autres de ses collègues dans les couloirs du Palais du peuple.

Et même l’avenir parait incertain sur l’apport de l’opposition aux travaux de la Chambre basse. La veille de la rentrée parlementaire, Adolphe Muzito, un des hauts cadres de Lamuka, avait prévenu que « les députés de Lamuka joueront le rôle des surveillants et sortiront à tout moment s’ils ne sont pas d’accord ». Mais en attendant, la même opposition n’a donné aucune assurance quant à son engagement à participer aux plénières et entend se déterminer par rapport à la gestion qui sera faite de la répartition des commissions permanentes.

Bref, l’opposition a tôt fait de dresser son front du refus qui, de l’avis des observateurs, confine à un déni de démocratie. Pour dire également que la présente session, si pas le reste de la mandature, s’annonce houleuse, simplement parce que l’opposition a opté pour la politique du boycott.

JEK

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