Le FPI passe à la digitalisation de ses opérations

C’est ce mercredi 8 avril à Kinshasa que le Fonds de Promotion de l’Industrie a lancé officiellement le système de gestion intégrée (ERP) en présence du ministre de l’Economie numérique Augustin Kibasa. Une démarche qui traduit la volonté de l’Etat congolais de basculer vers le numérique. Le FPI devient ainsi le tout premier établissement public du pays à digitaliser totalement ses opérations.

Le directeur général de SIGA Ben Ali a exprimé sa satisfaction quant à la mise en œuvre de ce projet. Il a fait une démonstration en présentant toutes les étapes pour un traitement plus rapide des dossiers en indiquant que la digitalisation vise la standardisation, l’optimisation des processus et l’amélioration des services. Il a souligné l’importance de l’intelligence artificielle dans plusieurs opérations au sein d’une entreprise.

La révolution numérique en marche

Pour le DG du FPI Hervé Claude Batukonke, son institution est résolument engagée sur la voie de l’innovation, de la modernisation, de la performance, de la transparence, de l’efficacité et de la bonne gouvernance. La page des outils manuels fragmentés et peu intégrés, est aujourd’hui révolue. Plus question de dispersion, d’incohérence et d’instabilité périodique des données. Fini les difficultés de consolidation, l’invisibilité en temps réel des opérations et des risques ! C’est ainsi qu’un schéma directeur des systèmes d’information a été défini pour passer d’un environnement éclaté à un système intégré, fiable et sécurisé.

Il faut noter que la société tunisienne Système Informatique de Gestion Automatisée (SIGA) qui a gagné le marché, a été sélectionnée à l’issue d’un appel d’offres international pour assurer la mise en œuvre de cette transformation digitale. Le DG Ntumba Batukonke a salué un travail professionnel abattu par l’équipe de SIGA dans la conception, le paramétrage, la migration et les tests.

La mise en œuvre de ce projet permet de gérer les dossiers de financement en suivant les différentes étapes, le décaissement et le suivi des projets, le recouvrement des créances, la gestion centralisée de la taxe, la comptabilité, la trésorerie, le reporting financier, le contrôle interne et les risques.

Une nouvelle culture au-delà de la technologie

Toutes les tâches seront désormais représentées dans une plateforme unique et sécurisée. Cette plateforme apporte les avantages ci-après : la circulation fluide des informations, la réduction des délais et des coûts opérationnels ainsi que l’amélioration des outils de pilotage. Bref, au-delà de la technologie, la digitalisation est au cœur d’un véritable changement de culture. C’est pourquoi le DG Batukonke appelle l’’équipe Hi-tech du FPI à plus d’ingéniosité, de vigilance et d’éthique pour éviter toute menace due aux cyberattaques, susceptibles d’entraîner des pertes financières ou de nuire à la réputation de l’entreprise.

Un long processus mais très satisfaisant

Selon le directeur des Systèmes d’Informations du FPI et chef du projet, Stéphane Tshitende, le processus de digitalisation a connu cinq étapes majeures : l’élaboration du Schéma directeur des Systèmes d’Informations, la mise à jour complète du système d’informations du FPI, la conception d’un cahier de charges, le lancement d’un appel d’offres international et l’implémentation. Il a salué le travail de la direction générale du FPI qui répond à la vision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui considère la digitalisation comme un levier de croissance économique pour le développement du pays.

Il convient de signaler que la plateforme ERP – FPI est la toute première à être intégrée dans le registre national des applications des systèmes d’informations de l’Etat. Cela soutient la vision du président Félix Tshisekedi qui veut que la digitalisation des services, des entreprises et des institutions, soit au centre de l’action publique.

CELCOM/FPI

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