En octobre 2025, un incendie réduisait en cendres les ateliers d’ébénisterie au quartier Delvaux, à Kinshasa. Le président Tshisekedi s’y était d’ailleurs rendu pour constater l’ampleur des dégâts. Quatre mois après, l’heure est à la reconstruction. Ce vendredi matin, le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo et les ébénistes ont signé un contrat de prêt avec le Fonds de Promotion de l’Industrie, représenté par le Directeur général adjoint, Blaise Mastaky Birindwa. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat au Congo (ANADEC), de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) ainsi que des assureurs AFFRISUR et ACTIVA au ministère de l’Industrie.
Chose promise, chose faite. Fidèle à son engagement, le FPI a débloqué un financement qui permet aux artisans de reconstruire leurs ateliers, de renouveler les équipements et de reconstituer les stocks. Pour ces menuisiers, ce geste est vital car, il préserve des emplois, le savoir-faire local et restaure la confiance auprès des clients.
Traditionnellement, le FPI intervient via des financements structurés, assortis des exigences strictes en matière de garanties, de seuils d’investissement et de procédures d’instruction. Mais face à l’ampleur du sinistre et à l’urgence sociale, l’établissement a opté pour un mécanisme dérogatoire. Celui-ci prévoit des assouplissements notables et des allégements des charges administratives afin de faciliter aux bénéficiaires l’accès aux crédits. Un choix stratégique pour les petites et moyennes entreprises qui constituent un maillon essentiel de l’économie congolaise.
Au-delà de la reconstruction des ateliers, cet appui financier revêt une forte dimension symbolique. Il permet de relancer progressivement la production, de livrer les nouvelles commandes et de réintégrer les apprentis, contraints à l’inactivité depuis des mois.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse largement le quartier Delvaux. Il s’agit d’un signal fort envoyé aux entrepreneurs. Face aux chocs, l’État peut adapter ses instruments pour soutenir l’activité economique et les emplois.
