Martin Fayulu, fer de lance d’un complot contre Tshisekedi et la nation

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L’évolution de Martin Fayulu, candidat notoire des lobbies miniers occidentaux qui ne juraient que par la mise, sur l’orbite du pouvoir congolais, d’une marionnette de race pure à la tête de la RDC pour s’assurer leurs intérêts mercantilistes et avantages léonins dans le pays du paradoxe « pays riche, mais à population pauvre », est consécutive d’un complot tramé contre Félix Tshisekedi et la nation congolaise. Pas plutôt que le 28 avril 2019, revenu de sa tournée américano-européenne, M. Fayulu tient un meeting à la place Sainte Thérère où l’atmosphère est à la récusation de l’actif et à la diatribe contre la manière d’accès au pouvoir de Fatshi et où tout exhale l’incitation à la haine tribale contre la tribu du 5ème président du pays de Lumumba. « Boma muluba, tika nyoka », entendez, « Tuez muluba, épargnez le serpent », entonne en chœur une assistance qui se dirige vers une guerre ethnique dont la RDC n’a pas besoin. Dans les rues et avenues kinoises, ces propos sont répercutés ou rapportés par ceux qui ont assisté au meeting ou qui en ont eu vent.

Déjà à Kikwit, pour la petite histoire, des actes de haine tribale contre les Lubas avaient été signalés peu après la publication des résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018. Adolphe Muzito, cadre de Lamuka, déclarera après que le pays sera d’autant plus invivable qu’il n’y aura pas d’investisseurs en RDC durant le règne de Fatshi. Quant à lui, Mbusa Nyamwisi, celui qui, à la conférence de l’ïle de Gorée du 11 au 14 décembre 2015, avait confessé être celui qui instrumentalisait les faux LRA et ADF-Nalu, dira que les représailles seraient à la hauteur de la déception électorale. Plus la peine de rappeler que devant la haute justice du pays lors du contentieux électoral, Martin Fayulu et ceux qui le soutiennent n’ont pas été en mesure de produire les preuves de leurs allégations, élucubrations ou de leurs affirmations qui faisaient état de la victoire de Martin Fayulu. Dans le fief de Mbusa Nyamwisi qui est le territoire de Béni, Fatshi n’avait pu se rendre durant la campagne, interdit par la sécurité d’alors qui l’avertit d’un complot contre lui.

Il s’est trouvé que Fatshi qui a été écarté par les lobbies miniers occidentaux qui tiraient les ficelles derrière Lamuka a gagné le scrutin présidentiel. Un événement qui a contraint à des nouvelles cogitations les stratèges de ces lobbies miniers et l’Occident impérialiste intéressé à la RDC à rectifiier le tir. Une guerre civile en RDC, un pays qui depuis 1994 paye le lourd tribut des envolées et aberrations néocolonialistes de l’Occident dans la région de Grands Lacs avec un bilan estimé à au-delà de 6 millions de morts, n’était à l’ordre du jour qu’en  dernier  ressort. Reste alors à se servir d’autres stratégies et à profiter de n’importe quel alibi, comme font les USA, pour s’assurer la collaboration de Fatshi, le nouveau raïs congolais. Mais autant Fatshi pourrait se venger pour avoir été rejeté, autant il sera obligé de collaborer avec l’Occident pour les besoins  de l’affermissement de son pouvoir. Le balai diplomatique auquel il a consenti a été interprêté par des observateurs comme la quête des intermédiaires que Fatshi a utilisés pour assurer l’Occident impérialiste de sa collaboration. Un effort rendu nécessaire par les showns, menaces politiques et des réclamations de Martin Fayulu qui jouit de l’appui du prélat catholique, présenté par des géopoliticiens et théoriciens du complot comme faisant partie du système prédateur du monde. Le soutien de Fayulu par l’église catholique étant donc la conséquence de la volonté du système prédateur du monde à mettre à la tête de la RDC, un pays à grand poids géostratégique où foisonnent des minerais stratégiques et où les percées des puisisances émeregntes comme la Chine, l’Inde, etc. donnent  des douches froides aux impérialistes occidentaux.

Mais arrivé au pouvoir, Fatshi parle de parténariat gagnat-gagnat. Ce, dans son discours d’investiture et dans son discours devant ses pairs africains au 32ème sommet de l’Union africaine (UA). Un discours qui pouvait le mettre déjà en porte-à-faux avec les impérialistes occidentaux s’il n’y avait pas ce besoin de procéder plus délicatement pour ne pas voir l’influence occidentale diminuer  drastiquement dans le pays de Simon Kimbangu. L’Occident a donc rusé avec Fatshi, tout en étant ferme et menaçant. Fatshi qui cherche à consolider son pouvoir, craigant pour  sa  sécurité vu qu’il est civile et qu’il a succédé à un chef d’Etat qui est militaire, n’a pas le choix face aux sollicitations occidentales. Mais l’Occident joue à la prudence et veut s’assurer de la docilité au niveau voulu de Fatshi. D’où l’impérieux besoin de laisser-faire Martin Fayulu qui leur sert d’épouvantail contre Fatshi.

Fayulu commence déjà à remporter  des victoires, car on le laisse parler et inoculer le vénin de la haine au peuple. Et quand une plainte a été déposée contre lui, les siens ont menacé de faire accompagner Fayulu par ceux qui l’ont voté pour répondre à son appel à la police judiciaire le lundi 6 mai 2019. Et quand ses militants se sont faits arrêter pour avoir voulu s’attaquer aux magasins chinois (pourquoi seulement les magasins chinois ?) et se livrer à des actes de vandalisme, Fayulu a, non pas demandé, mais exigé qu’on les libère et tout de suite après ils ont été relâchés. On fait jurer à Fatshi de respecter les droits de l’homme et l’Etat de droit, sont-ils synonymes de l’impunité ou de promotion d’une fraction des intouchables en RDC ?

Sont montés sur la piste de cette dance funeste pour les Congolais, les ONGDH dont certains responsables ont  décrié une justice sélective, créant la diversion en exigeant que d’autres dossiers dont la justice a été saisie soient d’abord examinés.

Au finish, c’est le pouvoir de Fatshi qui est fragilisé. Fatshi doit accéder à ce que les Occidentaux lui demandent, entre autres, le retrait du code minier de mars 2018 ou la fragilisation des nationalistes congolais qui, durant le régime Kabila, ont tenu tête aux Occidentaux et survécu à toutes leurs stratégies de matérialisation d’une révolution de couleur en RDC. Si Fatshi n’a pas assez de ressources, comment va-t-il matérialiser  sa vision et les nombreuses promesses adressées au peuple durant la campagne, même s’il est vrai que les mines ne sont pas l’unique source de recettes pour la RDC ?

Samy BOSONGO

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