L’Honorable Iracan interpelle Tshisekedi sur la situation sécuritaire en Ituri

Spread the love

Le Député national Gratien de Saint Nicolas Iracan a écrit une correspondance au Président de la République pour le sensibiliser sur la situation sécuritaire prévalant dans la province de l’Ituri et solliciter son intervention afin d’y mettre fin. Dans son mémorandum, également copié à la Monusco, à la mission de l’Union européenne et au reste de la communauté internationale, cet élu fait état de plusieurs exactions observés depuis plus de trois mois, et surtout ces dix derniers jours, particulièrement dans les territoires de Djugu, Irumu et Mahagi.

Ces contrées font, en effet, l’objet d’attaques des groupes armés qui y pillent, tuent et volent des bétails, tandis que la population est soumise à des taxes illégales. Pendant ce temps, plusieurs milliers de miliciens, qui ont accepté de déposer volontairement les armes pour s’engager dans le processus DDRR, ne sont toujours pas pris en charge et menacent de regagner la brousse.

« En trois mois, au moins 123 civils, militaires et policiers ont été tués, hormis des cas d’enlèvement et de disparition isolés. Des traxes illégales sont imposées sur les commerçants ; des éléments armés non contrôlés occupent des sites miniers ; des jetons de passage imposés aux passants ; la circulation paisible des citoyens est devenue quasiment impossible », écrit Gratien Iracan ».

Il souligne que « le Gouvernement a intérêt en prendre en charge tous ces éléments incontrôlés qui ont accepté la démobilisation » avant de prévenir : « Le risque est énorme si les moyens financiers ne sont pas déboursés. Nous assistons déjà à des attaques isolées ».

L’élu de l’Ituri attire aussi l’attention sur le fait que « ces mouvements peuvent amener les victimes à se révolter ou à se venger », craignant que « ces représailles enflamment les communautés et remettent à zéro le processus qui avait débuté par la pacification de la région ».

En conclusion, Gratien de Saint Nicolas Iracan estime qu’il « appartient à l’Etat d’agir ».

JEK

Related posts

Leave a Comment

Résoudre : *
25 × 2 =