JOSEPH KABILA A AGREE L’INACCEPTABLE POUR SAUVER LES VIES CONGOLAISES

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Y a-t-il quelque chose à dire si on n’a pas réussi à épargner des vies humaines d’un désastre évitable à volonté ? Quoique les stratégies des jusqu’au-boutistes sans remords n’en fassent aucun cas, la vie humaine ne vaut-elle pas plus que toutes les logiques qu’on peut actionner pour arriver à un objectif ou résoudre une situation ? L’Accord du dialogue du centre interdiocésain signé le 31 décembre dernier par presque toutes les parties prenantes, en reprise et primat  de la volonté impérialiste, a consacré l’entrée dans les affaires des marionnettes occidentales. Les vies congolaises auront été épargnées, mais les défis congolais sont restés entiers. Le grand perdant, le peuple, n’a pas encore conscience de la confiscation de ses droits et de son bonheur par l’Accord du centre interdiocésain.

Le 31 décembre a constitué le point d’orgue des discussions politiques directes entre quelques délégués des signataires et non-signataires de l’Accord du 18 octobre sous les bons hospices des évêques membres de la Conférence épiscopale nationale(CENCO). Au terme de l’Accord signé en cette date, Joseph Kabila reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu, ainsi que le stipule la Constitution en son article 72, il ne sera procédé à aucune révision constitutionnelle ni au référendum durant la transition, la primature revient, non pas à l’opposition, mais au Rassemblement, la présidentielles et les législatives nationales en fin 2017, etc.

 

Au volet reproches formulés contre l’Accord du 31 décembre, figure le manque d’inclusivité, le même exprimé à l’encontre de l’Accord du 18 octobre. En  effet, les parties prenantes MLC et le Front pour la défense de la Constitution de même que les opposants signataires de l’Accord du 18 octobre ne l’ont pas signé. Sans oublier que la Majorité présidentielle(MP) elle-même l’a signé « sous réserve ».

 

Présentant cet Accord comme le creuset de la volonté impérialiste, les observateurs affirment que la CENCO a été juge et partie dans ces négociations et qu’ipso facto, sa neutralité n’est pas acquise. Pour ces observateurs, la CENCO s’était retirée du précédent dialogue pour cause de maque d’inclusivité et a posé des conditions pour son retour, des conditions qui sont les conclusions mêmes de ce nouveau dialogue. Pour ces observateurs, déjà le choix de la CENCO comme facilitatrice de négociations annonçait l’issue telle que connue de ces discussions.

 

Les observateurs vont plus loin jusqu’à faire remarquer que les conditions alors brandies par la CENCO étaient, de façon intrigante, les mêmes que celles posées par les USA, l’Union européenne(UE), de même que l’Human Rights Watch(HRW) dans ses recommandations adressées à la délégation du Conseil  de sécurité des Nations Unies, à Kinshasa le 11 novembre 2016 : « Dans le cas où le Président Kabila ne quitterait pas ses fonctions, lui recommander avec insistance, au minimum, à s’engager publiquement à se retirer à une date précise avant fin 2017. Promouvoir des mesures claires et spécifiques pour veiller au respect de ces engagements et exposer clairement les conséquences internationales s’il ne s’y tenait pas ». Les mêmes aussi que les résolutions du conclave du début octobre 2016 du Rassemblement. Donc, à se fier à l’analyse de ces observateurs, le dialogue bis n’aura été que l’opportunité d’imposer ou de formaliser les points de vue que les politiques congolais sous l’emprise de l’Occident impérialiste répercutaient.

 

Or, il est connu, depuis longtemps, que l’UE ainsi que les USA ont mis le régime Kabila dans leur collimateur et que les USA ont même planifié une révolution de couleur contre lui. Pour ce faire, ils ont forgé les mouvements citoyens fantoches et circonstanciels, mobilisé les ONGDH sous leur contrôle, tenu des réunions avec tous les durs opposants au régime Kabila, mis en place le Front citoyen 2016 et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Le dialogue ne devait pas avoir lieu de crainte qu’il produise un schéma qui perpétuerait la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC. Et le protocole de cette révolution de couleur prévoyait les actions de rue pour ravir le pouvoir afin qu’Etienne Tshisekedi soit installé comme le président intérimaire de la RDC durant la transition qui serait mise à profit pour préparer les élections que devrait gagner, Moïse Katumbi, l’oiseau rare trouvé des USA. E. Tshisekedi recruté en juin 2016 pour sa capacité à mobiliser les Kinois et à se faire écouter, a annoncé les couleurs lors de son meeting sur la place Triomphale, le 31 juillet 2016. Les dates du début et de la fin du préavis donné au régime Kabila, l’appel au peuple à se prendre en charge étaient des allusions et insinuations de la réalisation de cette révolution de couleur. Ce discours accordait ainsi donc le feu vert à cette révolution qui n’a pas  atteint son objectif à la vue de la situation actuelle. De ces marches, le sang des Congolais allait indubitablement coulé, ainsi que l’ont averti, les émeutes du 19 au 20 septembre 2016 réalisées selon le chronogramme donné par Etienne Tshisekedi.

 

Le premier dialogue, celui de la cité de l’UA, a donc vécu et produit un Accord qui a donné toutes les garanties du respect de la Constitution, de la non-représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat, de la non organisation d’une révision constitutionnelle durant la transition, a confié la primature à toute l’opposition, etc. Mais puisque la CENCO et le Rassemblement ont boudé ce dialogue en exécution des mots d’ordre américains et européens, la CENCO faisant partie de l’Eglise catholique qui est membre du système impérialiste planétaire, il a été question de saboter l’Accord issu du dialogue de la cité de l’UA qui n’aurait même pas du avoir lieu, selon l’Occident. L’épouvantail brandi était les actions de rue arborées par le Rassemblement tout comme ses appuis locaux et étrangers. Le pays devrait connaître l’apocalypse si Joseph Kabila ne démissionnait pas après la fin constitutionnelle de son second mandat, intervenu le 19 décembre 2016. Toute la presse occidentale s’était mobilisée pour assister à l’effusion de sang à Kinshasa qui devait sonner le glas du régime Kabila et constitué des infractions de la compétence de la CPI contre le régime Kabila. Dont les membres chargés de la sécurité ont été, au préalable, terrorisés par les sanctions conjuguées de l’UE et des USA.

 

L’Occident était très résolu et leurs fantoches congolais collaboraient parfaitement. Joseph Kabila a vu le danger pour la population kinoise et congolaise. Il a trouvé l’astuce salvatrice du second dialogue qui a connu deux épisodes. Le premier qui a échoué allait conduire le pays dans le chaos. Mais, le Président Joseph Kabila a insisté pour que la CENCO continue à marcher pour éviter l’apocalypse au pays. Il a donné le quitus aux siens de signer les termes de l’Accord du 31 décembre 2016. Cet Accord est le triomphe de la volonté occidentale en RDC, même s’il a permis d’éviter les empoignades entre congolais et les actions de vandalisme exacerbé.

 

Kabila a sauvé les précieuses vies des Congolais en donnant, après le dialogue de la cité de l’UA, la mission de bons offices à la CENCO et en faisant des concessions durant le dialogue du centre interdiocésain. Cela, pour l’Occident, a constitué le début d’un processus qui passera par les élections pour que ça donne pas l’impression que l’Occident n’outrepasse pas la démocratie et la Constitution  sur lesquelles il s’est basé, même si ça n’a été que partiellement, pour obtenir la non-représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat. La seule chance qui reste à la classe des patriotes et nationalistes congolais est celle de batailler dur pour remporter les élections prévues fin 2017. Elle doit communiquer méthodiquement et à outrance pour faire comprendre au peuple comment l’Occident instrumentalise le Rassemblement, les ONGDH, une partie de son élite dans les universités, dans les quartiers et dans la presse pour tromper le peuple afin de l’engager à mener des actions dont le bénéficiaire n’est que l’Occident. La lutte pour la vraie indépendance et libération de la RDC continue. Joseph Kabila a tout concédé pour faire échouer la révolution de couleur planifiée. Ce n’est pas en lui que le diable congolais a été trouvé ou sera trouvé.

 

Samy BOSONGO

 

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