LA MAJORITE FACE A L’ACCORD DE LA CENCO : SINCERITE ET RESPONSABILITE

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 Pour le dialogue de la cité de l’UA, Etienne Tshisekedi et l’Udps avaient fait marcher Edem Kodjo - dont ils avaient pourtant salué la nomination comme facilitation – pendant 4 mois pour la liste de leurs délégués, liste qui ne tomba jamais. A la place naquit le Rassemblement qui radicalisera ses positions avec l’appui de Washington. Pour le même dialogue, la Cenco suspendit sa participation sous prétexte de faire le deuil des victimes des événements du 19 septembre 2016. Plus tard, la Cenco se retrouva aux travaux du conclave du Rassemblement à Limete sans plus jamais retourner à la cité de l’Union Africaine, même à la cérémonie clôture.

Au bout du compte, et le Rassemblement, et la Cenco, qui, tous, torpillèrent le dialogue de l’UA, crièrent à sa non-inclusivité. Aujourd’hui, ironie du sort, la MP a, au moins, le mérite de donner sa position le plus vite possible, en tote sincérité et responsabilité, pour gagner du temps dans sa prise en compte. Elle ne torpille donc rien, contrairement, hier, au Rassemblement et à la Cenco.

 

Après avoir signé sous réserve l’Accord issu des négociations du Centre Interdiocésain sous l’égide de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), la Majorité Présidentielle s’est exprimée hier lundi 2 janvier 2017 par la voix de son Secrétaire général adjoint, Kokonyangi. Celui-ci a expliqué la position de sa famille politique qui déplore la non-inclusivité de l’accord de la Cenco en raison du refus de certaines parties de le signer, mais aussi des raisons que ces parties avancent pour ne pas signer cet accord. La MP déplore également la non prise en compte de toute possibilité de recourir  un référendum, alors que ce principe est prévu dans la Constitution. Ainsi, la MP a-t-elle pris la responsabilité de solliciter un nouveau round de négociations pour revisiter les questions qui fâchent encore, et cela avant que l’on passe aux travaux techniques devant arrêter les modalités de mise en œuvre dudit accord.

 

Cette position de la MP a quelque peu contrarié certains acteurs dont la Cenco qui, par la bouche de son porte-parole, l’Abbé Nshole, a estimé, dans une interview hier à Radio Okapi, qu’il s’agit-là d’une distraction. Pour la Cenco, en effet, l’accord du Centre Interdiocésain est plus inclusif que celui de la cité de l’UA du simple fait que chez les catholiques, toutes les composantes ont pris part aux travaux.

 

Il ne reste, cependant, pas moins que le problème posé par la MP ainsi que les franges qui ont refusé de signer cet accord sont réels et méritent d’être pris en compte, et l’Abbé Nshole l’a reconnu. Cela implique que bien de choses devront être reconsidérées, ce qui amène à conclure que, dans le fond, la MP a vu juste en demandant un nouveau round de négociations.

 

Cette démarche sera appréciée de diverses manières, mais au moins, il faudra reconnaître à la MP le mérite de sa sincérité et de son sens de responsabilité. Cette plate-forme a, en effet, eu la promptitude de poser ses problèmes immédiatement pour permettre leur prise en compte et ainsi faire l’économie du temps. Cela ne fut, cependant, pas le cas, ni du Rassemblement, ni de la Cenco pour le dialogue de la cité de l’Union Africaine.

 

On se rappelle, en effet, qu’Etienne Tshisekedi, présenté aujourd’hui comme un sage et une garantie pour la bonne application de la Constitution, avait été le plus grand obstacle à la tenue du dialogue de l’Union Africaine jusqu’à faire perdre au pays plus de quatre (4) mois, rien que pour produire la liste de « ses » participants au dialogue, liste qui ne vint jamais. A la place, et avec le soutien de Washington qui tenait à avoir le contrôle de ce dialogue, Tshisekedi et l’Udps se radicaliseront progressivement en faisant jonction avec d’autres groupes de radicaux de l’opposition et de la société civile jusqu’au conclave de Genval qui verra naître le Rassemblement.

 

Depuis lors, tous les efforts menés pour les ramener tous au dialogue furent vaines, et c’est avec une certaine circonspection que l’on continue, aujourd’hui encore, a prétendre que ce dialogue n’était pas inclusif alors que, sans aucun motif valable, ceux qui y étaient attendus avaient tout simplement refusé d’y prendre part malgré toutes les garanties et les concessions faites par rapport aux préalables qu’ils avaient avancés, notamment l’élargissement du panel de la facilitation.

 

On avait espéré, à l’époque que la Cenco viendrait à la rescousse de la facilitation pour résoudre ce problème comme il l’avait aidé en amont du dialogue, mais les Catholiques s’y mirent en quittant le dialogue sous prétexte de se donner le temps de faire le deuil des victimes des événements du 19 septembre 2016. La Cenco ne revint plus jamais, mais on la retrouva plus tard aux travaux du conclave du Rassemblement où elle avait même pris part, ne fût qu’à la clôture, alors qu’elle ne se présenta même pas à la clôture du dialogue.

 

On n’exagèrerait donc pas de dire que le Cenco fut parmi ceux qui avaient cherché à torpiller le dialogue de la cité de l’UA pour créer les conditions d’un nouveau round des négociations. Puisque l’abbé Nshole trouve que les plaintes du Mlc et du Front pour le respect de la Constitution sont légitimes, mais qu’il y a, au-delà de la rationalité, les considérations politiques, l’on doit donc reconnaître à la MP son droit d’évoquer des considérations politiques au-delà de la rationalité qui veut que le dialogue de la Cenco ait été inclusif parce que tout le monde y a pris part. CQFD !

 

Pascal Debré Mpoko

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