Accord du dialogue du centre interdiocésain: La libre Belgique verse dans l’intox

0
0
0
s2sdefault

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

La Belgique se surpasse et fait le zèle pour matérialiser la révolution de couleur décidée par les USA contre le régime congolais. D’une initiative à l’autre, la Belgique ne jure que par le soulèvement populaire en RDC pour la chute du régime Kabila. Alors que l’optimisme est permis et qu’il est présent sur toutes les lèvres des parties prenantes au dialogue du centre interdiocésain, la libre Belgique annonce l’issue malheureuse dudit dialogue et en impute la faute à Joseph Kabila. Confirmant ce qui a toujours été connu : l’Occident n’a jamais voulu d’un quelconque dialogue qui permettrait à Joseph Kabila d’être au pouvoir au-delà du 19 décembre 2016.

Ce n’est pas parce que les évêques sont sortis sans rien dire de leur dernière rencontre avec Joseph Kabila du jeudi 29 décembre que la libre Belgique doit se donner la liberté d’imputer au premier citoyen congolais la responsabilité d’un éventuel fiasco du dialogue du centre interdiocésain.

L’on connaît, de par l’évolution des débats sur le dialogue, que l’Occident en général, notamment les USA et la Belgique, n’ont jamais voulu d’un tel dialogue et qu’il a multiplié les initiatives pour qu’il n’ait pas lieu du tout. A l’occasion, en effet, de la messe noire de l’île de Gorée, célébrée du 11 au 14 décembre 2015, une structure spéciale pour bloquer un tel dialogue a été mise en place : le Front citoyen 2016. Cette structure fantoche et conjoncturelle ayant échoué, l’Occident a été obligé de se résigner devant le recrutement d’Etienne Tshisekedi pour épauler le groupe des ONGDH, des partis politiques, des pseudos mouvements citoyens et des personnalités instrumentalisées qui n’arrivaient pas à suffisamment bousculer le régime Kabila. Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement créé à cet effet n’a pas, non plus, réussi à empêcher la tenue du dialogue politique national inclusif ou dialogue de la cité de l’Union africaine(UA) de se tenir et de s’achever. L’Accord du 18 octobre 2016 qui a sanctionné le terme de ce dialogue a donné toutes les garanties pour la non-révision de la Constitution, pour la tenue des élections qui vont rendre possible l’alternance démocratique, etc. L’Accord a même prévu une disposition par laquelle les non-participants audit dialogue pouvait le signer pour plus d’inclusivité.

 

L’on n’a pas trop compris pourquoi, alors que l’Accord était si éloquent quoique perfectible comme toute œuvre humaine, Joseph Kabila ait donné la mission de bons offices à la CENCO pour un nouveau dialogue qu’a appelé aussi le Conclave du Rassemblement tenu en début octobre 2016. Et même malgré le fiasco du premier round, ce qui pouvait servir d’alibi suffisant à Joseph Kabila pour n’agir que selon l’Accord du 18 octobre, Joseph Kabila a renvoyé les évêques de la CENCO pour qu’il y ait dialogue. Ce qui montre la bonne volonté de Joseph Kabila à arriver à un consensus pour éviter le chaos au pays. Curieusement, ce dialogue a l’appui de l’Union européenne et des USA, alors que les deux avaient pesé de tout leur poids pour faire échec au dialogue politique national inclusif. C’était déjà intrigant. Joseph Kabila a consenti à ce dialogue au rebours même de la volonté de sa plateforme politique. Cependant, le Rassemblement a vu, en cette volonté de Joseph Kabila d’éviter le chaos par un consensus plus large, un aveu de faiblesse pour monter les surenchères politiques. Aussi s’est-il mis à exiger plus, encore et toujours plus. C’est cette volonté qui est à la base de tout blocage qu’il y aurait.

 

Qui a fait plus  de concession entre les deux parties ?

 

A examiner ce que la presse communiquait sur ce qui  se passe au dialogue du centre interdiocésain depuis son début, on acquiert vite la conviction que ce sont plus les points de vue du Rassemblement qui passent. La séquence d’élections décidée à la cité de L’UA a été bousculée, de même que la durée de la transition. Le comité national de suivi a été donné aux non-signataires de l’Accord du 18 octobre. Il a été concédé le partage des postes dans les exécutifs provinciaux. La libération de prisonniers, dont sept dits emblématiques, a même déjà commencé. Mais le Rassemblement a continué à exiger plus, sans faire quelque concession c’est-à-dire aller au-delà de ce qu’il a résolu dans son conclave du mois d’octobre. L’Accord du 18 octobre avait déjà stupilé que la primature revenait à l’opposition et que même une équipe gouvernementale est déjà à pied d’œuvre. Cependant, le Rassemblement veut et exige que la primature lui revienne, en abrogation de ce qui a déjà été fait. Si ce n’est que pour s’assurer des moyens pour organiser les élections, le comité  de suivi qui contrôlera les institutions issues du dialogue fera le travail. Si bien qu’il n’y a rien à craindre de côté-là. Le Rassemblement a trop exigé et doit privilégier l’essentiel qu’est l’organisation, au meilleur délai, d’élections pour qu’il y ait alternance démocratique et civilisée. Il doit aussi privilégier l’intérêt du peuple, la première victime des toutes les manifestations chaotiques.

 

Est-ce parce que l’Occident qui coache le Rassemblement exige que Joseph Kabila ne soit plus au pouvoir après le 19 décembre que cette structure fantoche et conjoncturelle se met à chipoter pour se donner le prétexte d’une révolution de couleur  en RDC ? Tout porte à y croire comme l’Occident digère mal son échec en RDC. Ce sont les signataires de l’Accord du 18 octobre qui ont beaucoup concédé jusqu’ici. Dire le contraire, c’est tout simplement nier la vérité pour privilégier les affrontements par lesquels le Rassemblement espère ravir, non plus démocratiquement, c’est-à-dire via les élections, ou constitutionnellement, c’est-à-dire sans usage de force, le pouvoir. Il est vraiment dommage que la libre Belgique devienne la caisse de résonnance de tous les procès d’intentions du Rassemblement contre Joseph Kabila pour en parler comme des faits avérés, au rebours de toute déontologie journalistique.

 

Samy BOSONGO

 

 

 

0
0
0
s2sdefault

Actualité

Chacun s’occupe bien de ce qui est à lui ! Face au statisme observé dans les débats sur l’arrangement particulier qui va déclencher la mise en œuvre de l’accord de la Saint Sylvestre, l’Occident impérialiste, majoritaire et très puissant  au Conseil...
  Ceux qui veulent étudier les mécanismes de domination impérialiste n’ont qu’à étudier les attaques sur tous les fronts que subit le régime Kabila pour mieux la comprendre. Attribution d’une fortune colossale, attaque sur le front des violations  des droits de...
KABUND DEHORS, LE COUP VIENT DE MOISE KATUMBI

KABUND DEHORS, LE COUP VIENT DE MOISE KATUMBI

21.03.2017 | Actualité
Clics: 4045
Dans une interview parue le 12 mars 2017 dans lalibre.be, Moïse Katumbi avait annoncé des actions de rue au cas où les négociations n’avançaient pas. En quittant, hier, les négociations, Jean-Marc Kabund - avoué connu de Moïse Katumbi et patron...

BSCTV - JT ET REVUE DE PRESSE