COLETTE BRAECKMAN INTOXIQUE ET BERNE LA JEUNESSE CONGOLAISE

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Fou furieux que les choses ne se soient pas passées comme prévu, malgré les gros moyens mobilisés et le grand nombre des fantoches enrôlés, l’Occident, en dépit de l’évolution en faveur de ses visées dans les assises du centre interdiocésain, tel un félin affamé face à une proie à sa portée, montre ses dents et sort ses griffes. Etant donné que le protocole de la révolution de couleur planifié contre l’actuel pouvoir congolais était basé sur la manipulation de la jeunesse par laquelle l’Occident espérait facilement écrouler la citadelle du régime congolais, malgré tout, espérant contre toute espérance et voulant signer sa contribution à la réussite du complot, Colette Braeckman adresse un chef-d’œuvre de manipulation à la jeunesse, crue dupe, de la RDC.

La journaliste doyenne, dans une lancée de négation de tous ses écrits antérieurs sur les causes des malheurs congolais, affirme gratuitement que la désillusion de la jeunesse congolaise est due à une défaillance ou une dérive du pouvoir kinois, dans une rhétorique à visée incitatrice à un soulèvement populaire mal voilée.

 

Livrant ses impressions plutôt que traduisant la réalité vraie en RDC, Colette Braeckman, dans un texte publié le 22 décembre 2016 sur son blog rejoint tous les Occidentaux de la pire espèce d’impérialistes qui, sans aucun scrupule, manifestent des pointes d’espièglerie pour pousser la jeunesse congolaise à se soulever contre le régime Kabila.

 

Elle y affirme que Joseph Kabila a fait rêver les gamins à sa prise de pouvoir et les a déçus ensuite. D’abord,  elle écrit que les années Mobutu étaient un souvenir du siècle passé pour les jeunes qui avaient dix ans à l’accession de Joseph Kabila au pouvoir. Un détail placé là à dessein pour nier les ravages jusqu’ici indélébiles que le régime Mobutu a gravés sur la mémoire collective de Zaïro-congolais et sur le pays. Moralement, le pays a connu la confusion et l’inversion des valeurs. En effet, l’Acte portant dispositions constitutionnelles relatives à la période de la transition du 04 août 1992, au troisième alinéa de son préambule déclare : « Considérant la paupérisation de la population, le ravalement et l’inversion des valeurs morales et spirituelles, la chute vertigineuse de la monnaie, le recul sans cesse croissant de la production nationale, le règne des maux tels que l’arbitraire, l’effondrement du système éducatif, la confiscation des libertés individuelles et collectives, le détournement systématique des biens publics et la spoliation des biens privés, l’incivisme et l’anarchie ;.. ». Joseph Kabila a hérité de tout cela. Il a été piégé et gêné par tout cela durant tout son séjour au Palais de la Nation. Pire encore, les années de guerre qui ont lacéré la RDC de 1998 à 2003, ont rajouté à la chute en enfer d’un Zaïre-Congo déjà très caricatural. Mobutu est parti, mais les stigmates des dégâts multisectoriels qu’il a laissés malmènent jusqu’aujourd’hui le pays. Peut-on en 15 ans réhabiliter ce qu’on a mis 32 ans à démolir ?

 

A quoi fait allusion Colette Braeckman quand elle écrit : « Dans les mines que l’on  ferme pour les confier aux multinationales qui chassent les travailleurs au profit des excavatrices, … ». La vérité est que sous Mobutu, l’exploitation des mines congolaises était un quasi-monopole occidental. Sous son règne éphémère, M’zee a revisité les contrats miniers pour en négocier d’autres au point de changer le code minier et d’investissements. M’zee a été très haï par l’Occident à cause de cela au point de se faire abattre. Quand Joseph Kabila est arrivé au pouvoir, l’Occident, qui l’a soutenu, l’a obligé, pour la reprise de la coopération avec la RDC, d’abroger les codes laissés par son père pour en publier  d’autres. En effet, écrit une source, « Dans la foulée de cette libéralisation et sous la pression des bailleurs des fonds, le Président Joseph Kabila a promulgué un nouveau code minier (11 juillet 2002) et un nouveau code des investissements (21 février 2002) à l'origine des contrats léonins et du bradage du patrimoine national tant déplorés à ce jour». A qui la faute, sinon à l’Occident, s’il n’y a que des miettes qui atterrissent dans les coffres du pays ? Et pourquoi Colette Braeckman ne le mentionne ni n’en tient compte dans son analyse ? L’opinion a compris la raison de l’analyse biaisée de la sophiste belge: nuire au régime Kabila en lui faisant porter le chapeau de la misère de la jeunesse. Tout à fait comme dans le protocole de révolution de couleur où l’Occident gère la colère du peuple contre le régime qu’il déteste et s’active à abattre. En outre, Collette ne peut croire diaboliser le contrat chinois car grâce à lui, les Cinq chantiers ont été exécutés alors que les institutions financières occidentales n’accordaient que des prêts nains à une RDC post-conflit à situation générale sinistrée et qui avait besoin de milliards pour sa reconstruction.

 

La phénoménale croissance économique de la RDC, qui a même frôlé les 10%, était basée sur l’exploitation des minerais régie, hélas, par les codes susmentionnés en faveur des exploitants occidentaux. Colette n’y fait aucune allusion et ne parle que de la corruption qui, à la vérité, n’explique pas toutes les pertes des devises connues par la RDC. Même si cette corruption n’est qu’un piteux héritage de noires années Mobutu.

 

Pas seulement les jeunes, mais tous les Congolais ont été naïfs de prendre les Occidentaux comme leurs sauveurs ou bienfaiteurs. Ils bavent sur les richesses congolaises, mais au lieu de s’adresser le plus officiellement au gouvernement congolais pour les exploiter dans un bilatéralisme gagnant-gagnant, ils préfèrent entretenir le guêpier est-congolais où le rôle pernicieux des milices étrangères et la complicité du Conseil de sécurité des Nations Unies face aux Etats gendarmes de l’Occident du rift africain, préjudicie, au-delà de toute imagination, la RDC.

 

Un compatriote de Collette Braeckman, le spécialiste belge de Grands Lacs, Tony Busselen, n’a-t-il pas déclaré, répondant à la question « - Qu’est-ce qui explique le grand écart entre les richesses minières du Congo et la pauvreté des Congolais ?» :

 

Les multinationales et les grandes sociétés se comportent en RDC comme cela leur convient. Ils achètent des concessions et les emploient pour spéculer sans les exploiter. Ou quand ils l’exploitent, ils le font sans aucun respect pour la population. Que ce soit Fist Quantum, Banro ou Freeport-Mc Moran ou que ce soit Damseaux ou Forrest, ils ont tous intérêt avec la continuation de la fragilité de l’état congolais. Ils paient les taxes qu’ils veulent car l’Etat n’est pas capable de savoir même leur production exacte. Quand l’Etat ose les affronter comme cela a été le cas avec la société canadienne First Quantum, ils lancent une guerre totale dans les médias et devant la justice internationale contre Kinshasa. Ils ont les moyens pour cela et leur argumentation est facile : « les dirigeants corrompus congolais refusent la bonne gestion ». Ces sociétés ont des relations avec leurs gouvernements puissants dans leur pays respectifs et ces gouvernements défendent l’intérêt de ces sociétés. Le gouvernement canadien, par exemple, a retardé d’une demi-année l’annulation de la dette en 2010 à cause du conflit de Kinshasa avec la société canadienne First Quantum.

 

Hillary Clinton a mis la mine de Tenke Fungurume, exploitée par la société Freeport MC Moran à la première place sur une liste des items économiques dans le monde que le gouvernement étasunien estime crucial pour sa « sécurité nationale ». Didier Reynders est, à la demande des familles Lippens, Forrest, Vastapan et Damseaux, allé demander au président Kabila de faire retirer la loi agricole qui prévoit que plus que 50% des actions de sociétés agricoles doivent être dans des mains de nationaux congolais 

 

Comment sous l’œil du cyclone occidental, les jeunes congolais peuvent-ils espérer un avenir radieux, profitant des richesses naturelles de leur pays ? L’Occident prend la part du lion et réserve les miettes au peuple congolais. Malin et espiègle qu’il est, il instrumentalise ses médias, les ONGDH, les intellectuels occidentaux comme congolais pour berner le peuple sur les causes de ses malheurs. L’Occident ne veut pas être indexé comme le diable de Congolais et s’active constamment à jeter la pierre sur le régime congolais qui n’a péché que pour avoir tendu la main aux Chinois. La campagne mondiale dans les médias occidentaux est réalisée par la France, la Belgique, la Grande Bretagne, les USA, l’Allemagne, etc. principalement pour exaspérer la grande fraction du peuple congolais afin qu’elle se soulève et aide l’Occident à se débarrasser, le plus tôt possible, du régime Kabila, croyant combattre les vraies causes de sa pauvreté. Le peuple sera surpris que Kabila sera parti, mais que son bonheur attendu n’arrivera toujours pas. L’opinion doit poser  la question pourquoi Colette Braeckman ne  s’est penchée que d’un seul côté, elle qui en sait trop sur la politique occidentale en RDC? Pourquoi n’a-t-elle pas aussi demandé aux Occidentaux de faire preuve de révolution morale envers la jeunesse congolaise pour cesser de créer les problèmes à son pays, tout simplement parce qu’il veut jouir des richesses congolaises en lieu et place des Congolais ? La morale, c’est d’abord les Occidentaux qui doivent l’appliquer, lui qui se dit modèle. La manipulation de l’opinion pour la pousser à agir de la façon voulue par les manipulateurs est-elle une méthode démocratique pure et saine ? Pourquoi ne pas attendre, dans la paix, que la présidentielle fasse trouver le nouveau président élu à qui Joseph Kabila passera le flambeau sans qu’il ait chaos en RDC?

Samy BOSONGO

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