LE RASSEMBLEMENT EN PLEINE VIOLATION DE LA CONSTITUTION

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Agissant en desperados politiques, les sociétaires du Rassemblement ne cessent de multiplier des exigences qui, toutes, concourent à violer la Constitution pour leur réalisation. Si, hier, c’était l’affaire du monstre juridique appelé « régime spécial », aujourd’hui, les tshisekedistes s’érigent en constitutionnalistes en promettant à Kabila de lui concéder la Présidence de transition s’ils obtiennent, entre autres la Primature et des responsabilités au niveau provincial. Ici encore, une bourde juridique lorsqu’on propose, sauf à violer encore la Constitution, de partager des responsabilités qui ne s’acquièrent que par la voie des urnes. Impensable…

Finalement, le « Rassemblement » n’a jamais abandonné son projet d’instauration d’un « régime spécial » censé assurer la transition après le 19 décembre, date décidée par cette plate-forme politique comme la fin du second et dernier mandat du Président Kabila et son départ du pouvoir. A ce jour, ce regroupement politique n’a jamais fait la moindre démonstration de la valeur juridique et de la constitutionnalité d’un tel régime, ni, moins encore, de la manière dont elle devrait être mise en place ainsi que l’appellation juridique que l’on devrait donner à la période qu’elle couvrirait : transition ? Période transitoire ? Période intérimaire ? Intérim ?

 

On croyait qu’avec les pourparlers de la CENCO et au regard des évidences juridiques par rapport aux prescrits de la Constitution, les défenseurs de ce « monstre juridique » reviendrait à la raison, mais on constate qu’elle constitue, pince sans rire, un moyen de chantage pour glaner des acquis aux négociations en cours. Au 19 décembre, en effet, alors que les négociations étaient déjà en cours à la CENCO, le Rassemblement, par la voix de Tshisekedi, a décidé qu’effectivement Kabila quittait le pouvoir et que, désormais, l’article 64 se mettait en branle. On a connu ce qu’on a connu.

 

Aujourd’hui encore, au moment où les Congolais retiennent le soufflent, espérant voir s’échapper la fumée blanche du Centre Interdiocésain, l’UDPS et le Rassemblement viennent jeter l’huile aux poudres. En effet, Peter Kazadi, Conseiller juridique d’Etienne Tshisekedi, vient de faire état de la menace de sa plate-forme de reprendre les actions de rue si l’on n’accédait pas à ses exigences aux négociations de la CENCO.

 

Pince sans rire, le juriste de cet autre juriste qu’est Tshisekedi prétend que le Rassemblement est prêt à « concéder à Kabila la Présidence de la République pendant la période intérimaire » si le Rassemblement prend la tête du Gouvernement ainsi que la tête du comité de suivi de l’Accord politique, et si les responsabilités sont partagées au niveau des provinces. Et de fixer le deadline au 31 décembre, faisant chanter le monde par sa menace de remettre le feu à la rue.

 

Cette déclaration n’a pas ému outre mesure les observateurs de la vie politique congolaise qui connaissent bien Tshisekedi et ses méthodes, même en période de négociation. Ce que personne n’accepte, cependant, c’est cette sorte de supériorité que tend à afficher le Rassemblement qui donne l’impression d’être le patron de la classe politique congolaise et le maître du jeu, pire encore l’ayant droit qui s’est arrogé le rôle de porte-parole du peuple congolais sans en avoir reçu le moindre mandat. Qui ignore que c’est ce Rassemblement, du moins sa tête de proue qu’est l’UDPS qui avait fait insulte au suffrage du peuple congolais en déclinant le mandat qu’il lui avait confié lorsque ses élus avaient refusé de siéger à l’Assemblée Nationale ? Le rassemblement se comporte, en effet, comme si on lui devait tout et que tout le monde devrait se soumettre à sa seule volonté pour la suite de la transition.

 

Dans ce cas, qu’est-on allé faire à la CENCO si ce n’est la négociation ?

 

Par ailleurs, qui a fait du Rassemblement le Constituant congolais avec la prérogative de distribuer des fonctions en période transitoire comme il prétend le « concéder » à Kabila pour la « période intérimaire » ? Comme on n’a jamais cessé de le dire, est voleur sur la scène politique congolaise celui qui crie au voleur. C’est, en effet, du côté du Rassemblement qu’il faut chercher les grand théoricien et stratèges du viol de la Constitution. C’est dans ses officines que se concoctent des formules anticonstitutionnelles comme ce « régime spécial ». C’est aussi d’ici qu’émanent des exigences aussi loufoques que le partage des responsabilités au niveau provincial, responsabilités que l’on acquiert pourtant par voie des urnes. Agir autrement, c’est amener à la violation de la Constitution. Y a-t-on pensé ?

 

Au demeurant, ce n’est pas la première fois que les affidés du Rassemblement fricotent ainsi avec l’illégalité. Ce sont eux, en effet, qui, n’ayant, pour la plupart, pas participé aux élections de 2006, n’avaient trouvé, en 2011, aucun inconvénient à ce que certains élus de cette mandature là (sénateurs, députés provinciaux, etc.) ne retournent pas aux élections en 2011. Aujourd’hui encore, les mêmes membres du Rassemblement, élus nationaux de 2016, ne trouve pas d’inconvénient à continuer à toucher les émoluments de députés, eux qui sont pourtant fin mandat comme Kabila qui avait été élu à la même date qu’eux.

 

Bref, la légalité ne se trouve que chez-soi, et l’illégalité chez le voisin…

 

Rien à faire, avec le Rassemblement, l’on a affaire à une bande de politiciens sans aucun raffinement, à des desperados juridiques sans foi ni loi qui n’ont cure du qu’en-dira-t-on pour autant qu’ils accèdent à ce qu’ils cherchent, quitte à marcher sur les cadavres des Congolais s’il le faut.

Pascal Debré Mpoko

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